CARL LEWIS

Né le 1er Juillet 1961



    Carl Lewis est un ancien athlète américain qui remporta 10 médailles olympiques dont 9 en or et 10 médailles aux Championnats du Monde dont 8 en or. Sa carrière s'étendit de 1979 à 1996 lorsqu'il remporta son dernier titre olympique.

    Actuellement, il vit à Los Angelès et poursuit une carrière d'acteur.

    Carl Lewis fut un sprinter et un sauteur en longueur qui atteignit le classement mondial sur 100 m, 200 m, et le saut en longueur de 1981 au début des années 1990.

    Il fut nommé "Athlète de l'Année en 1982, 1983 et 1984.

    Il établit des Records du Monde sur 100 m, dans le relais 4x100 m et dans le relais 4x200 m.

    Ses 65 victoires consécutives en saut en longueur s'étirèrent sur une durée de 10 ans.

    Ses accomplissement l'ont mené à être élu "Sportif du siècle" par le CIO. Il aida également à faire passer l'athlétisme de son statut amateur à son statut professionnel actuel, permettant ainsi aux athlètes d'avoir des carrières plus lucratives et plus longues.

    Né dans l'Alabama, Carl Lewis grandit à Willingboro dans le New Jersey. Ses parents y emménagèrent en 1963.

    Dès son jeune âge, l'athlétisme représentait une part centrale dans la vie de Carl Lewis. Ses parents, tous deux enseignants, créèrent le Club d'athlétisme pour filles de Willingboro parce qu'il n'y avait pas de programme d'athlétisme pour les filles à l'école publique. Le club ouvrit bientôt ses portes aux garçons et Carl Lewis commença sa carrière d'athlétisme.
    Carl Lewis n'était pas un athlète particulièrement doué au départ. Malgré ce manque de talent, les parents de Car Lewis encouragèrent leur fils à se fixer des buts pour les atteindre. Jesse Owens fut un modèle très tôt parce que le père de Carl Lewis racontait des histoires à propos de l'ancienne star de l'athlétisme.

    Lorsque Carl Lewis eut 9 ans, il rencontra Jesse Owens lors d'un meeting d'athlétisme. Jesse Owens lui conseilla de "s'amuser".

    A 13 ans, Carl Lewis commença la compétition en saut en longueur et, alors qu'il faisait ses études au lycée de Willingboro, il fut repéré comme un athlète d'avenir. En tant que junior, il était un des meilleurs sauteurs en longueur du New Jersey. Lorsqu'il devint sénior, il était un des meilleurs sauteurs en longueur du monde. De nombreuses universités lui proposèrent une place dans leurs rangs, mais il choisit l'Université de Houston où Tom Tellez était entraîneur. Tellez allait rester l'entraîneur de Lewis pendant toute sa carrière.

    Quelques jours après avoir été diplômé en 1979, Carl Lewis battit le record du lycée en saut en longueur avec un saut à 8,13 m.
    Carl Lewis décida immédiatement de vivre de ses capacités athlétiques, bien que l'athlétisme fut un sport amateur. En rencontrant Tellez pour la première fois à l'automne 1979, Carl Lewis dit :
    "Je veux être millionaire et ne veux jamais de vrai travail."

    Un an plus tard, Carl Lewis fut classé 5ème mondial au saut en longueur.

    Carl Lewis se qualifia dans l'équipe américaine pour les Jeux Olympiques de 1980 en sau en longueur et comme membre du relais 4x100 m. Bien qu'il se concentrait sur le saut en longueur, il commençait à émerger comme sprinter. Le boycott olympique signifia que Carl Lewis de participerait pas aux Jeux de Moscou.
    A la fin de l'année, Carl Lewis fut classé 6ème mondial en saut en longueur et 7ème sur 100 m.

    En 1981, Carl Lewis commença à émerger comme sprinter et sauteur en longueur dominant. A partir de cette année et jusqu'en 1992, Carl Lewis allait se classer 6 fois 1er du classement mondial sur 100 m. Sa domination au saut en longueur allait être encore plus grande.
    Le 20 Juin 1981, Carl Lewis améliora sa meilleur performance de presque un demi mètre, sautant à 8,62 m. Carl Lewis s'était hissé au deuxième rang des sauteurs en longueur de l'histoire, derrière Bob Beamon.
    Sur 100m, Carl Lewis devint le meilleur sprinter du monde en 1981. En effet, le 16 Mai, il courut 10" lors d'un championnat. Ce temps était le 3ème meilleur temps de l'histoire. Pour la première fois, Carl Lewis était classé N°1 à la fois sur 100 m et dans le saut en longueur.
    Sa défaite face à Larry Myricks allait être la dernière en saut en longueur pendant 10 ans.

    En 1982, Carl Lewis continua à dominer son sport et pour la première fois, il sembla que quelqu'un pouvait approcher, voire battre le record du monde de Bob Beamon.
    Pendant l'année 1982, Lewis sauta entre 8,53 m et 8,76 m. Il courut également le 100 m en 10", meilleur performance mondiale.
    Il garda son classement de meilleur mondial sur 100 m et en saut en longueur et atteint la 6ème place mondiale sur 200 m.
    A la fin de l'année 1982, Carl Lewis fut reconnut comme une superstar, mais il devait encore participer à des compétitions internationale.

    Pour la première fois, la Fédération Internationale d'Athlétisme Amateur, organisa un Championnat du Monde. Ces championnats rassemblèrent un nombre record de pays. Carl Lewis allait avoir l'opportunité de gagner en expérience internationale grâce aux Championnats.
    Aux Championnats du Monde, le principal rival de Carl Lewis en saut en longueur était Larry Myricks. Mais ce dernier ne réussit pas à se qualifier dans l'équipe américaine et Lewis l'emporta relativement facilement à Helsinki. Son saut de 8,55 m rejeta le médaillé d'argent, Jason Grimes, à 26 cm.

    Les choses se déroulèrent de la même manière sur 100 m. Calvin Smith ne put que terminer à la deuxième place derrière Carl Lewis qui courut la distance en 10"07.
    Finalement, Carl Lewis participa au relais 4x100 m qui l'emporta en 37"86, nouveau record du monde.
    Comme pour le plupart des athlètes, le but ultime pour Lewis était de gagner des médailles d'or à Helsinki, pas d'établir des records du monde.

    Carl Lewis était une des plus grandes célébrités dans le monde au début de l'année 1984. Mais, les Jeux Olympiques allaient permettre à Carl Lewis de se faire un nom en Amérique.

    Connaissant le but de Lewis de devenir riche et célèbre, Carl Lewis et son agent Joe Douglas discutèrent comment atteindre l'exploit de Jesse Owens et comment engranger les dollars.

    Carl Lewis commença sa quête de 4 médailles d'or avec le 100m qu'il remporta en 9"99 devant son compatriote Sam Graddy. Dans l'épreuve suivante, le saut en longueur, Carl Lewis l'emporta assez facilement. Sa troisième médaille d'or arriva sur 200 m où il courut 19"80, nouveau record olympique. Finalement, il remprota sa 4ème médaille d'or dans le relais 4x100 m en 37"83, nouveau record du monde.
    Carl Lewis avait atteint ce qu'il s'était fixé. Il avait égalé l'exploit légendaire de Jesse Owens. Bien que certaines épreuves aient été facilités par le boycott des pays de l'Est, il était impensable qu'un athlète manquant aurait pu arriver au niveau de Lewis.

    A la fin de l'année, Carl Lewis fut à nouveau classé meilleur athlète sur 100 m et en saut en longueur et fut également classé N°1 sur 200 m.
    Après les Jeux Olympiques de 1984, Carl Lewis continua à dominer l'athlétisme, particulièrement en saut en longueur.

    Ces deuxième Championnats du Monde allaient prouver au monde que Carl Lewis pouvait être battu, même quand il était au sommet de sa forme.
    Pour se concentrer sur son épreuve favorite, le saut en longueur, Carl Lewis décida de ne pas participer aux 200 m. Carl Lewis l'emporta avec un bond à 8,67 m. Dans le relais 4x100 m, Carl Lewis courut le dernier relais et termina en 37"90, permettant à l'équipe de remporter l'or.

    Mais l'épreuve qui fut la plus commentée fut la finale du 100 m. Ben Johnson était passé sous la barre des 10" à trois reprises cette année, alors que Carl Lewis n'avait pas réussi à passer cette barrière. Carl Lewis se montra fort pendant les séries du 100 m, établissant un record du championnat en demi-finale dans le temps de 10"03. En finale, cependant, Ben Johnson prit le contrôle et se rua vers l'arrivée dans un temps qui étonna les observateurs : 9"83, nouveau record du monde. Carl Lewis, deuxième en 9"93 avait égalé le record du monde.
    Carl Lewis essaya d'explique sa défaite. Tout d'abord, il expliqua que Johnson avait fait un faux-départ et qu'il souffrait d'un virus dans l'estomac qui l'avait affaibli. Il ajouta :
    "Je pourrais courir 9"8 ou plus vite sur 100 m si je pouvais utiliser des drogues." Ce fut le moment où Lewis demanda que l'athlétisme soit débarrassé des substances illicites. En réponses aux accusations, Ben Johnson répliqua :
    "Quans Carl Lewis gagnait tout je n'ai jamais rien dit et lorsqu'un type viendra pour me battre, je ne me plaindrai pas."

    Carl Lewis ne perdit pas seulement l'épreuve la plus médiatisée en 1987, il perdit également son père. Lorsque son père décéda, Carl Lewis plaça la médaille d'or qu'il remporta sur 100 m en 1984 dans sa main pour qu'elle soit enterrée avec lui.
    "Ne t'en fait pas. J'en gagnerai une autre" dit-il à sa mère.

    La finale du 100 m aux Jeux Olympiques de 1988 fut le reportage phare de l'année. Sa fin dramatique allait devenir une des histoire marquante du siècle. Johnson faillit ne pas passer le cap des quarts de finale parce qu'il relâcha ses efforts trop tôt, permettant à deux adversaires de le dépasser.
    En demi-finale, Carl Lewis courut 9"97 et Johnson courut 10""03.
    En finale, Johnson eut le meilleur départ et prit rapidement la tête. Lewis se trouvait en 3ème position aux 30 m, mais il passa le Canadien Desai Williams aux 60 m. A l'arrivée, Carl Lewis fut incapable de se rapprocher de Johnson qui avait 2 m d'avance. Johnson l'emporta en 9"79, nouveau record du monde, Lewis établit un nouveau record des Etats-Unis en 9"92.
    Trois jours plus tard, Johnson fut testé positif aux stéroïdes, sa médaille lui fut retirée et Carl Lewis se vit attribué l'or. De plus, le temps de Carl Lewis fut reconnu comme nouveau record olympique.
    Le reste de ces Jeux Olympiques furent mitigés pour Lewis. En saut en longueur, Robert Emmiyan abandonna sur blessure. Les principaux rivaux de Lewis étaient désormais Mike Powell et Larry Myricks. Contrairement à 1984, Carl Lewis ne remporta pas la compétition sur son premier saut. Après trois sauts, il était premier avec seulement 7 cm d'avance sur Powell. Mais Lewis sauta ensuite à 8,72 m et aucun concurrent ne pu l'égaler.
    Sur 200 m, Carl Lewis améliora son record olympique de 1984 en 19"79, mais ne termina que second derrière Joe DeLoach qui l'emporta l'or olympique en 19"75.
    Dans le 4x100 m, l'équipe américaine ne se qualifia pas pour la finale à cause d'un relais mal passé en séries.

    Tokyo accueillit les Championnats du Monde de 1991. Dans la finale du 100 m, Carl Lewis fit face à Burrell et au Jamïquain Raymond Stewart. Cette course allait être la plus serrée de l'histoire avec 6 hommes sous les 10". Carl Lewis ne l'emporta pas seulement, il regagna le record du monde en 9"86.
    Il participa également au relais 4x100 m et l'emporta avec un nouveau record du monde en 37"50.
    La finale du saut en longueur de ce championnat est considéré comme la plus grande compétition de ce sport.
     Lewis retrouvait son rival principal, Mike Powell. Lewis commença la compétition avec un saut à 8,68. Powell sauta à 8,54 m.

    Carl Lewis sauta à 8,83 m au troisième saut. Powell sauta à 8,80, mais son saut était mordu. Lewis répondit par un bond à 8,91 m. Carl Lewis avait surpassé le record du monde de Bob Beamon à 8,90 m.
    Au 5ème saut, ce fut au tour de Powell de répondre. Cett fois son saut n'était pas mordu. La foule explosa lorsque la distance fut affichée : 8,95 m, nouveau record du monde.
    Il restait encore deux saut à Carl Lewis. Il sauta à 8,87 m puis à 8,84 m. Carl Lewis avait réalisé la plus grande série de sauts dans l'histoire, mais il avait perdu la compétition. La compétition fut si grandiose que le record de Powell tient toujours.

    La réaction de Lewis à cette compétition explique en partie pourquoi il ne fut jamais vraiment apprécié par beaucoup.
    "Il l'a simplement fait. C'était très serré, c'est le meilleur saut de sa vie, et il se pourrait qu'il ne le refasse jamais."
    En ce qui concerne ses efforts aux Championnats du Monde de 1991, Carl Lewis dit :
    "C'est le meilleur championnat que j'ai jamais fait."

    Après les sommets de 1991, Carl Lewis commença à perdre sa domination à la fois en sprint et en saut en longueur. Bien qu'il établit un nouveau record du monde en 1'19"11 avec le relais 4x200 m au début de 1992, il ne réussit pas à se qualifier pour l'équipe olympique sur 100 m et 200 m. Lewis se qualifia cependant pour le saut en longueur, terminant deuxième derrière Mike Powell. Il fut également retenu pour le relais 4x100 m.

    Aux Jeux Olympiques de 1992 à Barcelone, Carl Lewis sauta 8,67 au premier saut, battant Powell qui sauta à 8,64 m.
    Dans le relais 4x100 m, Carl Lewis termina avec un nouveau record du monde en 37"40.

    Carl Lewis participa à ses 4ème Championnats du Monde à Stuttgart en 1993, mais il termina 4ème du 100 m et ne participa pas au saut en longueur. Il remporta cependant sa première médaille en Championnats du Monde sur 200 m : une médaille de bronze avec le temps de 19"99. Cette médaille allait être sa dernière dans un épreuve de course.

    Les blessures éloignèrent Carl Lewis des stades pendant quelques années, mais il revint en 1996.

    Carl Lewis se qualifia pour l'équipe olympique américaine pour la 5ème fois en saut en longueur ; c'était la première fois qu'un Américain parvenait à cet exploit. Il pouvait également espérer une place dans l'équipe de relais.

    Aux Jeux Olympiques de 1996, Carl Lewis était en bonne forme. A son troisième saut, il atterrit à 8,50 m et remporta l'or avec 21 cm d'avance sur le deuxième, le Jamaïcain James Beckford. Il devint ainsi l'un des 3 olympiens à avoir remporté la même épreuve individuelle à 4 reprises.

    Après la médaille d'or inespérée de Lewis au saut en longueur, on lui demanda s'il allait participer au relais 4x100 m.
    "S'ils me demandaient, je le courrais immédialtement. Mais ils ne m'ont pas demandé d'y participer." Il suggéra même en direct à la télé que les télespectateurs téléphonent au Comité Olympique américain pour qu'il dise ce qu'il en pense. Le fait que Carl Lewis n'ait pas participé à l'entraînement du relais et qu'il avait demandé à ne courir que le dernier relais ajouta à la polémique. La décision finale fut de ne pas intégrer Lewis à l'équipe. Comme l'explique l'entraîneur de l'équipe olympique, Erv Hunt :
    "Les membres de l'équipe de relais veulent courir, ils ont travaillé dur et méritent d'être ici."
    Finalement, le relais américain termina deuxième derrière le Canada : la première fois qu'un relais 4x100 m américain était battu aux Jeux Olympiques.

    Carl Lewis se retira de la compétition en 1997.

    En 1999, il fut élu "Sportif du siècle." par le CIO, "Athlète Mondial du siècle" par la Fédération Internationale d'Athlétisme et "Olympien du siècle" par le magazine sportif américain "Sports Illustrated".

    En 2003, le Docteur Wade Exum, directeur de l'administration du contrôle des drogues du Comité Olympique des Etats-Unis de 1991 à 2000, donna des copies de documents au magazine "Sports Illustrated". Ces documents révélaient qu'une centaine d'athlètes américains qui avaient été testés positifs et qui n'auraient pas dû participer aux Jeux Olympiques avaient cependant été autorisés à participer aux Jeux. Parmi ces athlètes figurait Carl Lewis.

    Il fut révélé que Carl Lewis avait été testé positif à trois reprises avant les Jeux Olympiques de 1988 à la pseudoéphédrine, à l'éphédrine, et à la phénylpropanolamine, des stimulant prohibés et qu'il avait été rayé des listes pour les Jeux Olympiques de Séoul pendant 6 mois. Le Comité Olympique américain avait accepté son explication et avait annulé sa décision. Deux camarades de club Joe DeLoach et Floyd Heard furent également testés positifs aux mêmes substances, ils furent réintégrés pour les mêmes conditions que Lewis.
    Les résultats positifs arrivèrent lors des qualification olympiques en Juillet 1988 alors que les athlètes devaient déclarer sur le formulaire "tous médicaments ou substances prises par voie orale, par injection ou par voie rectale."

    L'avocat de Lewis déclara :
    "Carl n'a rien fait de mal. Il n'avait pas l'intention de tricher. On ne lui a jamais dit qu'il violait les règles. Carl Lewis a pris les stimulants interdits par inadvertance."


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