EPREUVES MARQUANTES



HALTEROPHILIE



    Le Français René Duverger surclasse ses adversaires dans la catégorie des légers.
    Après le développé, Duverger qui a réussi 97,500 kg, distance déjà l'Autrichien Haas de 7,500 kg.
    L'affaire est entendue ; l'arraché où Duverger réussit 102,500kg contre 100 kg à son rival ne fait qu'accentuer cet avantage initial;
    L'épaulé-jeté n'est qu'une formalité pour cet athlète de 21 ans qui porte 125 kg à bout de bras avant de rater 130 kg par excès de précipitation. En effet, tout heureux d'avoir gagné, Duverger oublie de frotter ses pieds dans la résine et il glisse sous la lourde charge.

    Louis Hostin monte à son tour sur le plateau dans la catégorie des mi-lourds.
    Amaigri de 4 kg à la suite du long voyage Paris-Los Angelès, Hostin ne trouve en face de lui que 2 Américains et un Danois, Svan Olsen, qui donne des sueurs froides aux supporters du Français.
    Après un développé à 102,500 kg refusé à Hostin parce que son pied a légèrement bougé, Olsen est à égalité avec le Français quand commence l'arraché.
    Hostin réussit 105 kg, puis 110 kg avant d'accomplir 112,500 kg.
    Avant l'épaulé-jeté, Hostin mène avec 5 kg d'avance sur son rival. Olsen laisse Hostin tirer le premier. Ce dernier réussit 140 kg. Le Danois monte sur le plateau et soulève 142,500 kg. Puis Hostin lève 145 kg. Olsen demande alors 150 kg et réussit superbement. Hostin réplique instantanément et s'enfuit dans les vestiaires. Il n'en ressortira que prévenu par les cris de joie de ses camarades venus lui annoncer que Olsen, qui s'attaquait au record du monde, en chargeant la barre à 157,500 kg a raté son ultime tentative.

    L'haltérophilie française ajoute à ses titres de noblesse un troisième titre. Celui-ci revient à un petit athlète qui a bien failli être écarté de la sélection faute d'avoir pu faire le poids. Cet athlète se nomme Raymond Suvigny et pour tirer dans la catégorie des plumes, il lui a fallu éliminer 5 kg superflus.
    L'Allemand Woelpert est le grand favori, mais Suvigny se surpasse, améliore son record personnel de 5 kg et apporte à son équipe sa troisième médaille en 24 heures.




LUTTE



    En lutte gréco-romaine, catégorie des lourds, le Suédois Carl Westergren remporte son 3ème titre, 12 après le premier, en ayant changé deux fois de catégorie pendant cette période.

    En lutte libre, catégorie des légers, Charles Pacome, qui, 4 ans plus tôt à Amsterdam, a été privé du titre par l'Estonien Kapp, se retrouve face à ce même adversaire au premier tour de la compétition. Pacome surclasse l'Estonien.
    Dès lors, ce lutteur de 27 ans ne perd pas un seul combat et monte sur le podium après avoir dominé largement tous ses adversaires.




CYCLISME



    En cyclisme, la fête continue pour les Français.
    Louis Chaillot, âgé de 18 ans, en fait voir de toutes les couleurs au puissant Hollandais Jacobus Van Egmond en finale de la vitesse, mais s'incline d'un rien.

    Louis Chaillot, associé à Maurice Perrin remporte cependant le titre en tandem devant les frères Chambers.

    Au kilomètre, l'inattendu Australien Grey l'emporte.

    Dans la poursuite olympique, l'Italie gagne pour la 4ème fois consécutive devant le Français.

    Dans l'épreuve sur route, le Français Chocque ne prend que la 11ème place, loin derrière l'Italien Attilio Pavesi.




YACHTING



    Le yachting amène un autre succès français. Jacques Lebrun est premier en Finn après 11 courses et bien des émotions.
    La victoire du Hollandais Adriaan Maas a en effet déjà été annoncée quand on apprend, qu'à la dernière régate, il a commis une irrégularité aux dépend du Français en lui bouchant le passage. Maas est rétrogradé d'une place et Lebrun est sacré champion olympique.




EQUITATION



    De l'or encore aux bouts des sabots de "Taine", monté par le commandant Xavier Lesage en dressage individuel.

    La France remporte une seconde médaille d'or dans le concours de dressage par équipe.

    En concours complet, un Hollandais, Palurd de Mortanges, l'emporte.

    En jumping, c'est un Japonais, Takeichi Nishi, qui fait la loi.




BOXE



    Roger Michelot, dans les moyens, est déclaré injustement battu en demi-finale face à l'Argentin Amado Azar qui s'inclinera en finale, à son tour, devant l'Américain Carmen Barth.



ESCRIME



    Après 17 heures de tournoi, les fleurettistes français ont repris le titre qu'ils avaient perdu en 1928.
    En poule finale, ils affrontent l'Italie, les Etats-Unis et le Danemark. Cependant, la compétition commence mal. Les Français sont d'abord battus par les Américains. Mais ces mêmes Américains tombent devant les Italiens. Pour une seule touche, les Italiens succombent à leur tour devant les Français.
    Une poule de barrage à 3 devient ainsi nécessaire. Les Français dominent d'abord les Américains 10-6. Les Américains, exténués, sont ensuite écrasés par les Italiens 10-1. Le titre se joue donc à nouveau entre les 2 grandes formations rivales : la France et l'Italie.
    Après 6 matchs, les 2 formations sont à 3-3. L'issue de la rencontre demeure indécise.
    Cattiau entre en lice face à Garagna. Egalité 4-4 et c'est à nouveau l'incident comme en 1924, à Paris : Garagna, soudain , attaque et s'arrête croyant avoir pointé Cattiau. Mais le président du jury ne prononce pas le halte traditionnel et Cattiau touche le Transalpin en pleine poitrine. C'est le tumulte. Cattiau réclame sa touche ; on la lui refuse. Le Français fait appel. Après 20 mn de délibérations, le jury annonce qu'il maintient sa décision.
    Cattiau, qui a été sur le point d'abandonner, reprend l'assaut et gagne.
    Gardère en fait bientôt autant face à Gaudini.
    Mais les Italiens, Marzi et Pignotti dominent à leur tour Cattiau et Gardère. Tout est remis en question. Les 2 nations sont à 5-5...
    Il faut attendre le 16ème match et la victoire de Lemoigne sur Garagna pour que le succès penche en faveur des Français par 64 touches à 58.

    Le tournoi d'épée est une sorte de répétition du fleuret.
    Après avoir mené 5-1, les Français se font remonter 8-7.
    Buchard affronte alors Cornaggia-Medici. Si Buchard perd, les Italiens gagnent au nombre de touches ; mais Buchard gagne...

    Giancarlo Cornaggia-Medici se rattrape en épée individuelle devant Georges Buchard.

    En fleuret masculin, la supériorité de l'Italien Gustavo Marzi n'est pas contestée. Il gagne ses 9 matchs.




NATATION



    Les Français espèrent une nouvelle médaille d'or au 400 m nage libre.
    En série, puis en demi-finale du 400 m nage libre, Jean Taris, recordman du monde de la distance en 4'47", s'est contenté d'assurer sa qualification pour la finale.
    Dans l'autre demi-finale, un Américain Buster Crabbe, 4ème en 1928, l'emporte aisément, mais pour Taris, le danger ne peut venir que des Japonais.
    Le stade nautique est comble quand, à 17h30, les 6 finalistes prennent position sur les plots de départ.
    Jean Taris a tiré la ligne 6 ; Crabbe est à la ligne 1, les 2 Japonais sont aux lignes 2 et 3 et le vétéran australien Charlton à la 4.
    Taris couvre les premiers 100 m en 1'4"9. Le Japonais Oyokota et Crabbe le suivent à 3". Mi-course : 2'17"6 pour Taris qui mène un train de record du monde. Glissant dans l'eau, il a porté son avance à 4"3 sur Crabbe et 4"8 sur le Japonais.
    Les 300 m en 3'33"5. Taris a faibli, mais Crabbe est encore à 3".
    350 m : l'Américain effectue un virage d'une prodigieuse efficacité, ce qui lui permet de ressortir à 1 m de son rival.
    Dans un bouillonnement d'écume, les deux hommes approchent du mur. Taris paraît être légèrement en avance, mais son bras est encore en suspension à 15 cm du but. Il perd ainsi une fraction de seconde.
    Pour les juges, Crabbe a gagné en 4'48"4. Taris est chronométré en 4'48"5.

    Sur 100 m, Yasuji Miyazaki, âgé de 16 ans, l'emporte en 58"2 devant son compatriote Tatsuyo Kawaishi.

    Kusuo Kitamura, âgé de 14 ans et demi, gagne le 1500 m devant un autre Nippon, Shozo Makino. Il devient le plus jeune concurrent, tous sports confondus, à gagner une médaille d'or dans une épreuve individuelle.

    Le relais 4x200 m est une humiliation de plus pour les Etats-Unis. Les Japonais améliorent le record olympique de 37"8.

    Masaji Kiyokawa remporte le 100 m dos en 1'8"6.

    Yoshiyuki Tsuruta, déjà couronné à Amsterdam, est sacré champion olympique sur 200 m brasse en 2'45"4.

    Chez les femmes Helen Madison est couronnée sur 100 m nage libre en 1'6"8.

    Elle remporte également le 400 m nage libre en 5'28"5 (record mondial).

    Elle participe encore à la victoire des Etats-Unis dans le 4x100 m nage libre.

    Eleanor Holm, 18 ans, s'impose sur 100 m dos en 1'19"4.

    Seule la brasse gagnée par l'Australienne Claire Dennis en 3'6"3 échappe aux Américaines.

    Les Etats-Unis remportent par ailleurs le plongeon du tremplin chez les hommes avec Michael Galitzen.

    L'Américain Harold Smith remporte, quant à lui, le plongeon de haut vol.

    Chez les dames, Dorothy Poynton s'adjuge le haut vol.

    Le tremplin revient à l'Américaine Georgia Coleman.


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