EPREUVES MARQUANTES



TIR



    La Chine et la première nation titrée des Jeux Olympiques de Los Angelès.
    C'est à Chino que Zu Xu Haifeng, un tireur de 27 ans, remporte la médaille d'or du tir au pistolet rapide.
    La Chine a entamé sa longue marche, et, malgré le retard accumulé sur les autres nations, elle s'annonce d'entrée comme une révélation des Jeux.

    De Chino, parvient l'annonce de la première médaille française : Michel Bury se classe 2ème de l'épreuve de carabine petit calibre, position couchée, derrière l'Américain Edward Etzel.

    Michel Carrega, le glorieux vétéran n'a pas la même réussite. Celui que les Américains considèrent comme l'un des plus grands tireurs de tous les temps ne sera jamais champion olympique à la fosse olympique. C'est l'Italien Luciano Giovanetti, déjà 1er en 1980, qui l'emporte. Carréga n'est que 5ème.

    A Chino, la Marseillaise retentit pour la première fois aux Jeux Olympiques de Los Angelès. Elle salue l'exploit de Philippe Heberlé, 21 ans, vainqueur de la carabine à air comprimé à 10 m.
    C'est le benjamin de l'équipe qui s'impose dans cette discipline, au terme de 3 séries de 20 plombs.




AVIRON



    L'aviron a lieu dans le comté de Venture, sur le lac Casitas, réserve d'eau naturelle pour les habitants de Los Angelès, à 140 km du centre.
    Chez les femmes, les finales sont l'apanage de la Roumanie ; 5 titres sur 6 reviennent aux représentantes de la République populaire qui regrette de moins en moins sa sécession du groupe de l'Est.
    Valeria Rosca-Racila remporte le skiff.

    Le double scull est emporté par la Roumanie.

    La Roumanie termine 1ère dans le deux sans barreuse.

    Le quatre de couple roumain s'adjuge la victoire.

    La Roumanie est sacrée dans le quatre barré.

    Le 6ème titre, le huit, va aux Etats-Unis.

    Chez les hommes, on a assisté au partage en 8 du gâteau de l'aviron, ce qui est peu fréquent. 8 titres, 8 nations. La France n'est pas passée à la caisse, ses rameurs n'ayant pu faire mieux que 5ème dans le quatre de couple remporté par la R.F.A.

    La France termine 6ème dans le huit derrière le Canada victorieux.

    L'Est absent, l'Ouest a mis en place de nouveaux héros, à commencer par le superman du skiff, le Finlandais Pertti Karppinen, couronné pour la troisième fois consécutive, ce que seul le Soviétique Ivanov a réussit avant lui.





CYCLISME



    Le cyclisme sur route se déroule à Mission Viejo, dans le comté d'Orange, à 100 km au sud de Down Town.
    Les Etas-Unis placent leurs premiers pions. Sur le circuit accidenté de Mission Viejo, empruntant des passages désertiques, les routières américaines accomplissent un doublé prestigieux. Connie Carpenter, l'aînée, prend le meilleur au sprint, sur sa compatriote Rebecca Twigg, au terme d'une épreuve mouvementée et par une très forte chaleur.
    Longtemps aux avant-postes, figurant dans l'échappée décisive, la Française Jeannie Longo est, à l'arrivée, l'image du désespoir : alors que le sprint s'est engagé, elle a été réduite à l'impuissance. La Chaîne de son vélo a brusquement sauté, à 800 m de l'arrivée, sur une faute de l'Italienne Maria Canins qui la tasse inconsidérément.

    Quelques heures plus tard, sur le même circuit, les Etats-Unis doublent la mise avec Alexi Grewal qui a fait exploser le peloton après un brillante tentative de Phinney ; l'échappée est maîtrisée à une dizaine de kilomètres de l'arrivée.
    Repêché in extremis par sa fédération, après une histoire de dopage assez mal élucidée, Grewal surgit ainsi, au dernier moment, dans un imprévisible sursaut alors qu'on le croyait au bord de la défaillance.
    Il trouve ainsi les ressources pour s'imposer sur les dernièrs côtes d'un circuit épuisant où les Français, à commencer par Bouatier n'ont pu jouer le moindre rôle.

    Les Français ont longtemps cru à leur première médaille d'or. Sur la piste du vélodrome de l'Université de Cal State, dans le kilomètre contre la montre, Colas, sélectionné de la dernière heure, a placé la barre très haut. Il ne sera dépassé par le Canadien Harnett et par l'Allemand Fredy Schmidtke qu'au bout de plus d'une heure de suspense, et pour quelques dixièmes de seconde seulement.

    Au vélodrome, l'Américian Steve Hegg devance l'Allemand Golz en poursuite individuelle dans un temps de grande qualité.

    Sur piste, les Américains "trustent" les médailles. Ainsi, ils mettent la mains sur la vitesse, avec les deux finalistes. Nelson Valls a éliminé le Français Vernet en demi-finale, et Mark Gorski a jonglé avec son adversaire japonais. Les Américains démontrent ainsi qu'ils ont fort bien préparé leur affaire.




PENTATHLON MODERNE



    Les épreuves ont lieu à Coto di Casa à 125 km au sud-est.
    La France, qui attend toujours sa première victoire, obtient une 3ème place au pentathlon par équipes. Au terme des Jeux, certains affirmeront que les Italiens, vainqueurs, et les Américains, 2ème, ont utilisé un produit destiné à supprimer la nervosité : ce sont des béta-bloquants, qui servent à éviter tout tremblement en tir.
    Ces produits ne sont pas encore interdits par le C.I.O., d'où une série d'ambiguités qui aboutira à un grave malaise non résolu.




NATATION



    A la piscine olympique, les Américains entament un autre festival qui permet à quelques grands absents des Jeux de Moscou de faire enfin surface, et de terminer leur carrière sur un sacre qu'ils auraient sans doute obtenu 4 ans plus toôt si M Carter l'avait voulu.
    Tracy Caulkins touche enfin au but, sur 400 m 4 nages, à 21 ans, alors qu'elle a connu sa meilleur forme, il y a 5 à 6 ans.

    Pareil honneur échoit à Steve Lundquist, qui, à 23 ans, lance son dernier "hurrah" sur 100 m brasse, en améliorant le record du monde de son compatriote Moffet, incapable dedéfendre ses chances à la suite d'une blessure à la cuisse.

    Nancy Hogstead se rue vers l'or du 100 m nage libre mais doit partager, fait unique dans les annales, la première place avec sa jeune camarade, Carrie Steinseifer. La F.I.N.A. a, en effet, décidé de ne pas aller au-delà du 1/100ème de seconde pour classer les concurrents.

    3 titres sur 4 vont ainsi à des vétérans de la natation américaine, en cette première journée de compétitions ; mais, la vedette revient incontestablement à l'Allemand du l'Ouest Michael Gross, surnommé "l'albatros" en raison de son envergure, qui deveint le premier nageur de la R.F.A. champion olympique depuis 1956.
    Michael Gross, le bien nommé, mesure 2,02 m. De sa haute stature, il domine la distance dont il s'est fait le spécialiste incontesté : le 200 m nage libre. Il contrôle l'épreuve en compagnie de l'Américain Heath, en flottant sur l'eau comme un hors-bord, puis, après les premiers 100 m couverts en 53"14, il libère brusquement son battement de jambes, et passe la vitesse supérieure.



    La natation atteint un de ses sommets les plus prestigieux, au cours de la deuxième journée, dans un 4x200 m pathétique et prodigieux.
    L'Allemagne fédérale, bourrée d'ambition après la victoire de Michael Gross sur 200 m, aligne une formation redoutable, lancée par Fahrner qui couvre son parcours en 1'49"83, légèrement distancé par l'Américain Heath en 1'48"87, tandis que le jeune Français Stephan Caron est chronométré en 1'50"99, nouveau record national. Larson, second relayeur américain, ne parvient pas à faire le break, malgré ses 1'49"11. Korthals, remarquable, réduit, en 1'48"75, légèrement l'écart. Avec Float, les Américians repartent de plus belle car Schowkta concède une demi-seconde. Quand Gross s'élance pour une dramatique poursuite, il possède 1"30 de retard sur Hayes, qui n'est que le 3ème nageur des Etats-Unis, mais qui a le don de se surpasser en relais. Gross fonce sur lui, il le rattrape à 100 m du but, nage de concert avec lui, tente de passer la vitesse supérieure dans la dernière longueur, mais c'est sans compter avec la réaction de Hayes qui repousse l'assaut de l'Allemand, dans un effort désespéré touche le mur le premier, en courant les 200 derniers mètres en 1'48"41 contre 1'46"99 à Gross. Les Américains pulvérisent le record du monde qu'ils ont déjà battu le matin en série avec deux remplaçants, et réalisent 7'15"69, soit une moyenne de 1'48"9 par nageur ! La R.F.A. n'et qu'à 4/100ème.

    Une heure plus tôt, Gross a nagé le finale du 100 m papillon où il s'est montré royal contre la nouvelle star américaine, Morales. Crédité de 53"08, Gross s'adjuge un second titre et une second record du monde.

    Le Canadien Alex Baumann a interrompu, lui aussi, la théorie des succès des Etats-Unis et l'on a entendu un hymne qui ne retentissait plus au bord d'une piscine. 72 ans après Hogsdon, Baumann inscrit son nom au palmarès olympique. Il s'octoie le titre et le record du monde du 400 m 4 nages en 4'17"41 devant le Brésilien Prado. Ce sera l'une des rares épreuves où les Américains ne monteront pas sur le podium.



    Ils se rattrapent avec le 200 m nage libre féminin. Cynthia Woodhead cède sur la fin devant l'inattendue Mary Wayte.

    Sur 200 m brasse, la Canadienne Anne Ottenbrite imite Baumann, et devance l'Américaine Rapp et la toute jeune Belge Lempereur, bien étonnée de se retoruver en pareille compagnie.

    Rick Carey est le meilleur spécialiste de nage sur le dos qu'ait produit la natation américaine depuis le retraite de John Naber. Carey a même dépassé son aîné en améliorant ses deux prestigieux records. Il voudrait faire de ces Jeux de Los Angelès une sorte de consécration personnelle.
    Au départ du 200 m dos, il croit pouvoir se retouver seul, se détacher sans l'ombre d'un résistance.
    A ses côtés nage Frédéric Delcourt qui s'est brillamment qualifié le matin en battant le record de France et qui, surprise, est parti aussi vite que le recordman du monde, et il lui tient tête vaillamment. Delcourt, le nageur dont on disait depuis 5 ans qu'il était le plus doué de sa génération, n'a encore jamais pris de tels risques dans un compétition importante. Il va ête, pendant un peu moins de 2', l'homme qui fait trembler Carey.
    Au 150 m, il est encore à 20 cm de l'Américain.
    Carey touche en tête. Il est champion olympique, mais il est furieux. Delcourt lui a fait perdre toute sérénité. Le Français, lui, est aux anges, avec une réserve qui est sa marque distinctive. en 2'1"75, il enlève la médaille d'argent avec un nouveau record national.

    Ce même jour, un autre Français, Stéphan Caron, confirme son grand talent en se classant 7ème de la finale du 100 m en 50"70, autre record de France.
    Devant lui, Rowdy Gaines est fou de bonheur. A 25 ans, Gaines est l'aîné de la sélection américaine. Recordman du monde du 100 m en 49"38, Gaines joue à Los Angelès sa dernière chance.
    Son adversaire direct, l'Australien Stockwell l'accuse d'avoir volé le départ, un départ très particulier, que Gaines prend avec un pied en arrière à la manière des coureurs à pied. Le starter n'a rien remarqué. Gaines s'est envolé pour une irrésistible première longueur de bassin. Stockwell ne le reverra qu'après l'arrivée, puis sur le podium.
    Gaines a gagné autant avec sa volonté qu'avec ses muscles.

    Tiffany Cohen, sur 400 m, remporte le titre avec près de 4" d'avance sur la Britannique Hardcastle, et frôle le record du monde.

    Sur 100 m dos, une autre Américaine, Theresa Andrews, ne fait pas oublier ses prédécesseurs.

    Pour la natation française, c'est du bronze. Dans le 100 m brasse, Catherine Poirot a été parfaite en série, accomplissant un exploit de valeur mondiale et un nouveau record de France en 1'10"69. L'après-midi, la tension est sans doute trop forte : elle se retient, ne se libère pas aussi franchement qu'au cours des éliminatoires, et laisse filer la Hollandaise Petra Van Staveren.

    Mary T. Meagher, a remporté, non sans peine, le 100 m papillon.

    Quand à George Di Carlo, il peut dire un grand merci au Français Iacono qui, le matin, a éliminé l'Allemand Fahrner en série du 400 m. Fahrner qui a musardé dangereusement, n'a réussi que le 9ème temps. Quand il s'élance au départ de la finale dite de consolation, il connaît la performance de Di Carlo 3'51"23. Il va tout faire pour la dépasser ; il y parvient en 3'50"91, ce qui ne lui donne aucun droit sinon celui de regretter.

    Rowdy Gaines est revenu avec le relais 4x100 m 4 nages. Gaines y remporte sa seconde médaille d'or, épinglant avec la formation américaine un beau record du monde.
    Le 4x100 m 4 nages des Etats-Unis, composé de Carey, Lundquist, Morales et Gaines, établit un prodigieux record du monde : Carey et Gaines obtiennent ainsi leur 3ème titre olympique.

    Le record est également amélioré sur 200 m brasse par le Canadien Victor Davis qui réussit le temps étonnant de 2'13"34.

    Rick Carey remporte son deuxième titre individuel saur 100 m dos. Il sourit davantage qu'à l'arrivée du 200 m dos, mais il ne bat pourtant pas son record mondial, qu'il approche de très près.

    Tiffany Cohen l'emporte sur 800 m.

    Tracy Caulkins est sacrée sur 200 m 4 nages.

    Le relais 4x100 m 4 nages des Etats-Unis complète la razzia américaine.

    Sur 200 m papillon, l'Australien John Sieben prend le meilleur sur l'Allemand Gross, en perte de vitesse. John Sieben, 18 ans, est ainsi l'auteur de la plus grosse surprise enregistrée dans les épreuves de natation des Jeux Olympiques de Los Angelès. Non seulement, Sieben a porté son record personnel de 2'01"01 à 1'57"04, mais encore, il a ravi à Gross le record mondial pour 1/100ème de seconde.
    L'Australie a ainsi relevé la tête dans une spécialité où elle s'illustra maintes fois naguère.



    Michael O'Brien enlève le 1500 m en 15'05"20, sans cependant faire oublier le recordmand du monde, Salnikov, empêché...
    Le Français Iacono, qui a déjà battu deux fois le record de France du 400 m, et a été finaliste sue cette dernière distance, confirme lui aussi le renouveau de la natation francaise. Il termine 5ème en 15'26"96, améliorant, pour la seconde fois en 24 heures, son propre record national.

    Mary T. Meagher fait ses adieux à la compétition en s'attribuant le 200 m papillon.

    Mais, le Canadien Alex Baumann n'est pas en reste : son 200 m 4 nages est également un sommet. En 2'01"42, il devance nettement Morales, et apporte ainsi à son pays son 4ème titre olympique.
    Les Etats-Unis ont cependant tenu leur pari : 20 médailes d'or !




FOOTBALL



    Les footballeurs "pros" d'Henri Michel entrent en lice à Annapolis dans les éliminatoires du tournoi de football réparties entre la côte ouest et la côte est. Face aux modestes joueurs du Qatar, les Français dominent, mais peinent pour enlever un match nul que Xuereb leur assur à la 81ème minute, alors que le Qatar mène 2-1 depuis 20 mn.

    Pour son deuxième match le onze français reprend confiance, et se défait, non sans difficulté, des Norvégiens par 2 à 1. La route de Los Angelès est désormais presque dégagée.

    Les footballeurs parviennent dans le tableau final en arrachant le match nul contre le Chili.
    Les troupes d'Henri Michel verront dons Los Angelès. Ils commence à se prendre aux Jeux.

    Les footballeurs se montrent, de jour en jour, plus perçants. En quart de finale, à Pasadena, devant 85 000 spectateurs, ils éffacent l'Egypte grâce à 2 buts de Xuereb.

    Les Français connaissent leus adversaires des demi-finales : les Yougoslaves ont humilié les Allemands de l'Ouest qu'ils ont battu 5-2.

    Les footballeurs "pros" sortent vainqueurs d'un long et difficile duel avec le Yougoslavie, qu'ils battent 4-2, après prolongation. 97 000 spectateurs ont suivi cette rencontre qui qualifie les Français pour la finale où ils rencontrent le Brésil.
    Dans cette demi-finale, le onze bleu a pris un départ phénoménal après 15' parfois géniales, il mènent en effet 2-0 devant les Yougoslaves médusés. Pourtant, les Français vont s'embarquer dans une seconde partie de match où ils perdent les pédales où défaut du gaind de la renconte. Réduits à 10, à la suite de l'expulsion, pour brutalité, d'un de leurs joueurs, les Yougoslaves reviennent à 2-2, à 15' de la fin. Les prolongation délivrent le comp français grâce à deux buts de Lacombe et de Xuereb.

    A Pasadena, 102 000 spectateurs se ssont installés dans le stade quand Français et Brésiliens pénètrent sur le terrain pour une finale de football inédite.
    C'est à la France de faire honneur à sa réputation grandissante.
    Les Français ont impressionné conte l'Egypte et la yougoslavie.
    Pendant les 45 première minutes, les joueurs français plient mais ne rompent point. Face au Brésil, les Français s'organisent.
    Bijotat, Rohr, Lemoult, Ayache, Bibard, Zanon, Jeannol et le gardien Rust luttent avec cran pour éviter que la cassure se produise.
    La seconde mi-temps leur apporte à la fois délivrance et accomplissemnt, car les Brésiliens se sont brpulés les ailes. On voit alors l'attaque française se développer, et Brisson, Xuereb, Guy Lacombe inquiéter le défense du Brésil. Ala 54ème minute, Brisson saute plus haut que tout le monde, et place une tête imparable. Le gardien Gilmar ne peut toucher le ballon. Les Français mènent 1-0. Le vent a tourné ; l'enthousiasme est décuplé chez les Bleus qui se montrent irrésistibles. A la 63ème minute, l'inévitable Xuereb prend de vitesse les défenseurs adverses et profite d'un mauvais renvoi du gardien : 2-0, les Jeux sont faits.
    Face au drapeau tricolore, flottant mollement au mât central, 16 joueurs chantent la Marseillaise et découvrent le message des Jeux, phénomène unique de notre civilisation.
    Alors que Juan Antonio Samaranch remet les médailles d'or aux Français, il faut retenir que le président du C.I.O. est le premier responsable de cette victoire sans précédent. En dépit des obstruction de toutes sortes, Samaranch a voulu cela pour mettre un terme à l'ambiquité qui n'a cessé d'empoisonner les sports d'équipe aux Jeux Olympiques.
    L'essentiel aura été de démontrer que l'on peut participer aux jeux tout en faisant du sport son métier.





BASKET



    Les basketteurs français sont battus arpès prolongation par l'Uruguay.

    Dans leur deuxième match, les Français manquent une nouvelle fois le coche : les Chinois, eux, font mouche à la dernière seconde, et infligent à la formation française sa seconde défaite.

    Les basketteurs américains en sont déjà à leur troisième victoire consécutive, alors que les Français ont concédé leur troisième défaite en 3 matchs contre l'Espagne.

    Les "boys" de Bobby Knight font un malheur devant l'équipe de France : 62-120 !

    Les basketteurs français sont encore une fois sévèrement défaits par le Canada : 69-96.

    La France touche le fond : battue par le Brésil 88-100, pour les places de 9 à 12.

    La Yougoslavie se qualifie pour les demi-finales, aux dépens des Urugayens. L'Italie en revanche, est éliminée par le Canada, tandis que les Etats-Unis cravachent, avec leurs réserves, contre l'Allemagne.
    Les Etats-Unis effacent sans brio le Canada et, surprise, l'Espagne prend le meilleur sur la Yougoslavie.
    Les Américians, tenus en respect pendant une mi-temps par les Espagnols, rivalisent d'adresse pour l'emporter sur le score confortable de 96 à 65.

    Chez les femmes, les représentantes de l'Oncle Sam surclassent les Corée du Nord : 85-55.




HALTEROPHILIE



    La Chine continue sur sa lancée. Voici les Asiatiques nantis d'un deuxième titre grâce à Wu Stude en 56 kg.
    Les Chinois remportent 4 titres dans cette discipline. En effet, Li Zheng l'emporte chez les poids mouche.

    Chen Qeiqiang s'octroie le titre en poids plume.

    Finalement Jingyan est sacré champion olympique chez les poids légers.




GYMNASTIQUE



    Les Américains devancent de justesse les Chinois pour le titre par équipes.

    Au Pauley Pavilion où se déroule la gymnastique féminine, les demoiselles des Etats-Unis n'ont pas été aussi heureuses que leurs compatriotes mâles.
    Portant un maillot aux couleurs de leur drapeau, elles ont lutté avec panache, mais les Roumaines, pourtant handicapées par une grosse faute d'Agache et par une erreur de leur leader Szabo, se sont imposées au terme d'un duel serré.

    Vainquers par équipes, les Américians échouent cependant en gymnastique individuelle : Koji Gushiken, le Japonais, sans la moindre faiblesse, renoue avec le grande tradition nippone, et devance l'Américain Vidmar d'un rien au terme d'une compétition très serrée.



    On ne voit plus que Mary-Lou Retton sur les écrans. Elle est bien devenue la nouvelle petite fille de l'Amérique, au terme de son triomphe dans le concours général de gymnastique devant la Roumaine Ecaterina Szabo.
    Certes, Mary-Lou Retton est une excellente gymnaste, mais elle possède de surcroît des nerfs d'acier qui lui permettent de surmonter la pression de la haute compétition.
    Mais son succès ne suscite pas que des compliments. Les Roumains protestent ouvertement. Nadia Comaneci s'étonne que le résultat final ait pu être en faveur de Mary Lou Retton :
    "Ecaterine Szabo était incontestablement la meilleure. Les deux 10 au sol et au saut de Retton n'étaient pas plus justifiés que les 9,80 d'Ecaterine aux barres asymétriques." affirme-t-elle.
    L'entraîneur roumain Adrian Gorae dit :
    "Partout ailleurs qu'aux Etats-Unis, les résultats auraient été différents."
    Ecaterine Szabo demeure digne dans la défaite.

    Dans les finales par appareils, Vatuone, qui passe en premier dans les exercices au sol, accomplit un ensemble de mouvement de haute qualité. Mais, il se voit attribuer un 9,80 qui ne correspond nullement à sa valeur.
    Il faudra une réclamation française pour que justice lui soit rendue : on lui accordera 5/100ème de point supplémentaire et il rejoindra sur le podium, à la 3ème, Li Ning, le Chinois, trois fois couronné dans l'après-midi.

    Les nerfs ont flanché du côté de Mary-Lou Retton.
    Pour la première fois depuis bien longtemps aux Jeux Olympiques, la championne du concours général s'en retourne sans la moindre médaille d'or, à l'issue de ce que l'on peut considérer comme une sorte de "super-show".
    2ème au saut de cheval derrière Ecaterina Szabo.

    3ème aux barres asymétriques, devancée par la Chinoise Ma Yanhong et l'Américaine Julianne McNamara.

    4ème à la poutre, épreuve remportée par Ecaterina Szabo.

    3ème au sol, toujours derrière la Roumaine Szabo, la petite fille de l'Amérique a commis des fautes qu'ell a su éviter les journées précédentes.
    La Roumaine Ecaterine Szabo, si malheureuse au terme du concours général, retrouve en la circonstance des raisons de sourire.




ESCRIME



    La finale du fleuret masculin, qui se déroule au théâtre de Long Beach devant un jury en habit de soirée et incertaine.
    L'Italien Mauro Numa délivre par 3 fois une fabuleuse touche directe.
    En quart de finale, il est mené 6-8, par le Français Philippe Omnès, à une minute de la fin. On le croit perdu, et l'on voit déjà le Français en demi-finale. C'est sans comter avec la rapidité de l'Italien. En 30", il égalise avant de placer une botte décisive qui laisse Omnès pantois. Numa connaît ensuite des dificultés encore plus considérables face à son comatriote Cerioni : ce dernier se détache et mène 7-3. Numa revient avec opiniâtreté, et passe son rival avec maestria. Reste la finale contre l'Allemand Mathias Behr. A 55" de la fin, Behr possède 3 touches d'avance : 7-4. En 10", le fulgurant Numa recolle à Behr. Mais, ce dernier ne s'en laisse pas compter ; il reprend l'avantage à 10" de la fin : Numa égalise, puis mène à son tour. A 1" du terme de l'assaut, Behr égalise à nouveau.
    Numa porte la touche décisive. L'Italien succède ainsi au regretté Smirnov.

    La Chine inaugure dans un sport où elle n'a encore rien gagné. Luan Ju Jie écrit un beau moment d'histoire en devenant championne olympique du fleuret.
    Les Françaises ont figuré honorablement avec trois qualifiée en poule finale, ce qui ne s'était encore jamais produit pour elles aux Jeux; Mais, elles n'ont pu concourir pour les médailles acquises par les trois meilleures d'une épreuve très relevée : Luan, la Chinoise, Hanisch l'Allemande de l'Ouest, et Vaccaroni l'Italienne.

    En fin de soirée, la Marseillaise retentit. Jean-François Lamour s'impose au sabre, au terme d'une compétition fertile en rebondissements.
    Pugnace, Jean-François Lamour a surmonté avec panache les obstacles dressés sur sa route, en l'asence des Hongrois. Débarrassé de son principal adversaire, Della Barba, éliminé de la finale, Jean-François Lamour se bat comme un lion en finale contre un autre Italien, Marin. Il mène 9-6. Marin revient à 9-9. Le score s'équilibre jusqu'à 11 partout. Une touche va suffire : elle sera accomplie par Lamour qui, à 28 ans, connaît la félicité.

    Médaille de bronze, c'est le lot des fleurettistes français, loin de leur réussite de Moscou. L'Italie l'emporte en finale devant la R.F.A.

    Les fleurettiste, éliminées en demi-finale par la Roumanie, enlèvent, à titre de consolation, la 3ème place, malgré la blessure de Véronique Brouquier, devant l'Italie. L'Allemagne Fédérale, remporte le titre.

    Au théâtre de Long Beach, Boisse et Riboud s'affrontent en demi-finale. Le retour de Riboud, après une longue maladie, est déjà plus qu'une récompense. Mais comme cette résurrection s'accompagent de la consécration de Philippe Boisse, la fête est complète dans le camps français. En finale, Boisse affronte le Suédois Vaggo et l'épingle sans difficulté.

    A Long Beach, l'équipe de France de sabre affronte, en finale, l'Italie, avide de revanche après la victoire de Lamour en individuelle.
    Les Français ont pleinement confirmé leurs progrès jusque là, mais ils tombent sur une équipe italienne très résolue et très homogène, qt qui est quasiment invulnérable. Ce sera donc l'argent et non l'or pour les Français.

    La France est en finale de l'épée, face à l'Allemagne fédérale.
    Ni Boisse, ni Riboud, ni Lenglet ne parviendront à renverser la vapeur face aux Allemands souvent irrésistibles.




EQUITATION



    Au concours complet, le titre individuel revient au Néo-Zélandais Mark Todd.

    En saut d'obstacles par équipes à Santa Anita, les Français ont vainement cherché la bonne monte. Et, Pierre Durand s'est même fait démonter par Jappeloup alors qu'il restait encore à la France l'espoir d'une médaille de bronze.
    Les Américains, qui ont pris du champ, dès le premier passage, l'emportent haut le pied. Les Français, 6ème, sont loin du compte.



    En dressage par équipes, la formation française ne sera même pas classée, à la suite de l'élimination de Bertraneau. La R.F.A. devance largement la Suisse et la Suède.

    Les cavaliers Joe Fargis et Homfeld réusissent le doublé en jumping individuel. La France demeure encore très en retrait de ce qu'elle espérait avec le 7ème place de Durand.





JUDO



    Le premier judoka français à entrer en lice, Delvingt, est battu en match de barrage pour la 3ème place. Le Japon affirme son pouvoir dans les moins de 60 kg avec Shinji Hosokawa ; mais la Corée du Sud, avec Kim Jae-Yup, s'affirme comme un concurrent redoutable.

    Le Japon étend son règne : Yoshiyuki Matsuoka triomphe en 65 kg. Mais, le Français Alexandre a fait jeu égal avec le futur champion olympique. La décision, revenant finalement au Nippon, est très controversée. Elle n'avantage pas le Français, qui se contentera d'une méritoire médialle de bronze.

    Surprise, un Coréen est couronné en légers, il se nomme Byeong-Xeun, et terrasse l'Italien Gamba en finale. Dyot a disparu au premier tour.

    Malgré la méritoire 3ème place de Michel Nowak, en 78 kg, les Français font grise mine. Nowak n'a pas pu forcer le destin. Les techniciens français estiment cependant que Nowak avait battu le Britannique Adams en demi-finale.
    En finale, Adams, largement favori, n'a pas pesé lourd devant l'Allemand de l'Ouest Frank Wieneke qui a "ipponisé" l'Anglais, donnant ainsi à son peys sa première médaille d'or dans ce sport.

    Canu, en 86 kg, succombe, en finale de repêchage, pour la 3ème place, devant le Japonais Nose, et c'est l'Autrichien Peter Seisenbacher qui décroche la médaille d'or face à l'Américain Berland.

    Le Coréen Hyung Joo Ha bat un Brésilien Vieira, en finale des 95 kg. Le français Vachon a disparu dès le premier tour.

    Angelo Parisi effectue un parcours sans faute jusqu'à la finale des poids lourds, où il affront l'énorme masse du Japonais Hitoshi Saito, 150 kg, auquel il rend 40 kg ! Pari impossible pour Parisi qui ne peut ébranler le Nippon. Décision aux points très honorable pour le Français.

    Qui peut inquiéter l'imbattable Yasuhiro Yamashita ?
    En finale contre l'Egyptien Rawshan, il ne peut plus poser son pied à terre à cause d'une entorse.
    Il remporte le titre en immobilisant son adversaire au sol en moins d'une minute.




HANDBALL



    La Yougoslavie brille.



WATER-POLO



    La Yougoslavie est remarquée.



VOILE



    A Long Beach, les jeux sont pratiquement faits pour les Français qui n'ont guère eu de réussite. Après 5 régates, seul le 470 conserve une chance d'accéder au podium.
    Peppon et Pillot remportent la médaille de bronze derrière l'Espagne.

    Les Américains enlèvent le flying dutchman

    Le soling revient aux Etats-Unis

    Les Etats-Unis sont sacrés en star.

    La Nouvelle-Zélande l'emporte en tornado.

    Le Néo-Zélandais Russell Coutts remporte le titre en finn.

    En planche à voile, c'est le Hollandais Stephan Van den Berg qui l'emporte.




HOCKEY



    Surprise : l'Inde a dû concéder le match nul à la R.F.A., et se voit éliminée au goal average.
    En l'absence de l'Inde, éliminée prématurément, le Pakistan a pris le relais, non sans que les Allemands de l'Ouest ne leur aient opposé une résistance farouche.




PLONGEON



    Déception américaine au plongeon du tremplin dames : Pat McCormick est battue par la Canadienne française Sylvie Bernier.

    Les Etats-Unis parachèvent leur triomphe grâce à Greg Louganis au plongeon de haut vol.
    Les démonstrations qu'il accomplit à la piscine de l'Université de Californie du Sud dépasse tout ce qui a été réalisé dans le genre jusqu'à présent. Le haut vol est son domaine absolu : rarement, un champion a dominé les Jeux Olympiques à ce point dans cette spécialité.





BOXE



    Christophe Tiozzo, en quart de finale de la catégorie des superwelters, a continué à faire excellente impression face à un pugiliste de la Sierra-Leone : Cole. Le voici nanti d'une médaille quoiqu'il arrive en demi-finale contre le redoutable Canadien O'Sullivan.
    Tiozzo affronte le Canadien O'Sullivan. Un premier décomte du jury lui accorde le gain de la rencontre par 3 voix à 2, ce qui amène automatiquement une révision de la décision : cette fois, par 4 voix contre une, Tiozzo se voit fermer la porte de la finale.
    Frank Tate s'impose ches les super-welters.

    Au Coliseum, les finales de boxe ont commencé. 9 titres vont aux Etats-Unis.
    Paul Gonzalez remporte les mi-mouches.

    Steve McCrory l'emporte chez les poids mouche.

    C'est Meldrick Taylor qui l'emporte chez les poids plume.

    Chez les légers, c'est Pernell Whitaker qui l'emporte.

    Page est vainqueur chez les super-légers.

    Mark Breland s'impose chez les poids welters.

    Henry Tillmann est vainqueur chez les poids lourds.

    Tyrell Biggs est sacré chez les super lourds.

    L'Italien Maurizio Stecca échappe à l'emprise de la bannière étoilée.




VOLLEY



    Les volleyeuses de l'empire du milieu s'imposent en virtuose aux Américaines.



NATATION SYNCHRONISEE



    Dans cette discipline nouvellement inscrite au programme, les Américaines Candy Costie et Tracie Ruiz s'imposent de peu aux Canadiennes. Les Françaises Hermine-Besson terminenent 7ème.

    7ème, Murielle Hermine mesure la différence qui la sépare des meilleurs naïades américaines : Tracie Ruiz, l'Américaine, et Waldo la Canadienne.





CANOË-KAYAK



    Sur la lac Casitas, les premières finales de canoë-kayak ont permis à Bernard Bregeon, pourtant très mal parti dans le K1 500 m, d'arracher une méritoire médaille de bronze, derrière le Néo-Zélandais Ian Ferguson.

    Didier Hoyer et Eric Renaud ratent la 3ème place, en C2 500 m pour 1/100ème de seconde, en canoë, cela représente tout au plus 1 ou 2 mm. L'épreuve est remportée par l'équipage yougoslave.

    En K1 1000 m, Boccara a affiché la forme et les possibilités les plus étincelantes. Il rate sa course et ne se classe que 6ème, assez loin du vainqueur, le Néo-Zélandais Thompson.

    En K2 1000 m, Bregeon-Lefoulon sont 2ème, non loin des Canadiens Hugh Fisher-Alwyn Morris.

    En K4 1000 m, les Français, avec Boccara, obtiennent la médaille de bronze dans le sillage de la Nouvelle-Zélande et de la Suède.

    En C2, Hoyer-Renaud obtiennent l'accessit qu'ils convoitaient sur 1000 m, derrière les Roumains Ivan Patzaichin-Toma Simionov et les Yougoslaves Ljubek-Nisovic.




TENNIS



    A l'Université de Californie, le tennis, admis comme sport de démonstration, figurera officiellement au programme des Jeux de 1988. Quelques joueurs cotés ont pris part à cette compétition expérimentale. Le Suédois Stefan Edberg, après avoir éliminé, en demi-finale, l'Américain Arias, s'impose aisément en finale au Mexicain Maciel.



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