EPREUVES MARQUANTES



TIR



    Les Soviétiques, dès la première journée de compétitions annoncent la couleur.
    Ils sont les premiers à inscrire le nom de leur pays au palmarès en remportant le pistolet libre grâce à Alexandre Melentyev.



    La Hongrie s'adjuge un titre grâce à Karoly Varga, qui ouvre une brêche dans le mur doré de l'U.R.S.S. Il remporte le titre à la carabine de petit calibre, position couchée.




CYCLISME



    L'U.R.S.S. dame le pion à la R.D.A. dans le 100 km contre la montre par équipes qu'elle remporte pour la 3ème fois consécutivement avec une formation renouvelée à 100% par rapport à 1976.



    La France abat l'un de ses atouts maîtres : Yavé Cahard a un peu plus d'une minute pour convaincre. Une minute au goût d'éternité sur le kilomètre, l'épreuve la plus dure du cyclisme : un effort total, un sprint poussé aux limites physiologiques de l'individu.
    Provoquer le destin, le violenter et en définitive l'apprivoiser, telle est la volonté de Cahard. Il atteint bientôt sa vitesse maximale, plus de 60 km/h, qu'il maintiendra jusqu'à l'asphyxie ; jusqu'à l'agonie de son corps.
    Cahard, désaxé au départ, s'est repris ; mais il faiblit dans les ultimes 200 m. Plus d'une minute 5". Il ne sera que 4ème. Un homme venu d'ailleurs, la tête surmontée d'un casque de cosmonaute, monté ur un vélo au guidon plat et retourné, a repoussé les limites de la prison humaine : il réalise 1'2"95. Prodigieux si l'on sait que Lothar Thoms, étudiant de 24 ans, entre dans la légende du cyclisme alors qu'il n'était jamais descendu sous 1'4".



    La piste en mélèse de Sibérie confirme sa rapidité ; les poursuiteurs s'en donnent également à coeur joie : en éliminatoires le record mondial tombe trois fois !
    Qualifié pour la finale de la poursuite, Alain Bondue, après avoir écarté la menace de l'Allemand de l'Est Wolf, se mesure au Suisse Robert Dill-Bundi. Eprouvé par son précédent effort, Bondue est débordé dans les derniers tours. En demi-finale, Dill-Bundi avait déjà annoncé la couleur en accomplissant en 4'32"29 la meilleure performance du tournoi.



    Le Français Yavé Cahard, brillamment qualifié pour la finale de la vitesse, fait preuve d'un réel panache contre le super-favori, Lutz Hesslich, de la R.D.A. Très motivé, Cahard perd d'abord la première manche : il y est contré par Hesslich qui le déborde à la sortie du dernier virage.
    La deuxième manche du Français est parfaite : il plonge, toute puissance lâchée, du haut du virage, à 250 m du but ; Lutz Hesslich ne peut revenir sur lui. Cahard bourscule donc l'idole.
    Dans la belle, Cahard donne un coup de frein pour contraindre son rival à passer devant lui. Hesslich, en l'espace d'un éclair, comprend que le Français s'est bloqué.
    Il démarre et prend une avance d'une quarantaine de mètres, avant que Cahard ne parvienne à relancer la mécanique. Cahard reprend 10, 20, 30 m, mais son effort vient mourir dans la dernière ligne droite. Lutz Hesslich termine en vainqueur, complètement KO.
    Cahard s'en veut de s'être laissé surprendre : il sait qu'Hesslich n'était pas loin de son point de rupture.

    Le Soviétique Sergei Soukhoroutchenkov domine largement la situation dans l'épreuve de cyclisme sur route. Sur le difficile circuit de Krilatskoie, montagnes russes à répétition, il donne la leçon à tout le peloton en s'échappant à 40 km de l'arrivée.




AVIRON



    Sur le bassin de Krilatskoie, les rameuses d'Allemagne de l'Est empochent 4 médailles d'or.
    En effet, elle s'adjuge le 2 sans barreuse.

    Le 4 de couple revient également à la R.D.A.

    Le titre olympique est décerné au 4 barré est-allemand.

    Le 8 est-allemand est également victorieux.

    Le skiff revient à la Roumaine Sanda Toma.

    Le double-scull féminin revient au bateau russe.

    En skiff masculin, le valeureux Finlandais Pertti Karppinen parvient à remporter la victoire.




NATATION



    A la piscine Olympisky, la R.D.A. se taille la part du lion chez les femmes. Devant des gradins bondés, mais étrangement passifs, Barbara Krause entre dans la légende de la natation en devenant la première femme à moins de 55" au 100 m nage libre.
    Ses 54"98 sont une nouvelle pierre à l'édifice que le genre humain n'a cessé de bâtir depuis que la compétition est codifiée.
    Barbara Krause, épaules puissantes et voix de basse, prend d'emblée, dans sa série qualificative, une avance confortable et améliore de 41/100ème son précédent record.
    Dans la 2ème série, la Française Guylaine Berger, qui participe à 24 ans à ses troisièmes Jeux Olympiques, se paie le luxe d'améliorer en 57"80 son propre record national, bénéficie du même coup de l'absence des Américaines et gagne sa place en finale.
    En finale les Gretchen de la R.D.A. reprennent leur récital. Les Allemandes de l'Est obtiennent leur premier triplé des Jeux sur 100 m nage libre, avec Barbara Krause qui réduit son record du monde de 19/100ème devant sa cadette Karen Metschuk, 55"16 et Inès Dier qui laisse la 4ème à près de 2".



    L'Allemagne de l'Est n'en reste pas là au cours de ce prélude. Elle survole le 4x100 m 4 nages en battant 2 records du monde ; celui du relais mais aussi, au départ, celui du 100 m dos grâce à la toute jeune Rica Reinisch qui égale en 1'01"51 la performance de sa compatriote Ulrike Richter.

    Sergei Fessenko devient le premier Soviétique médaillé d'or en natation masculine, en remportant le 200 m papillon.

    Sur 200 m papillon, Inès Geissler et Sybille Schoenrock devancent l'Australienne Michelle Ford.

    Sur 100 m dos, un Suédois presque inconnu, Baron, conquiert ses titres de noblesse au nez et à la barbe des Soviétiques Kuznetsov et Dolgor. Bengt Baron menace le record d'Europe de Matthes ce qui n'est pas si mal pour un nageur de 18 ans arrivé à Moscou avec un modeste temps de 57"77.



    Sur 200 m libre, le Soviétique Sergei Kopliakov ne subit pas pour sa part cet effet de surprise. Sa supériorité, manifeste dès les séries, est concrétisée en finale par un record d'Europe.

    La nouvelle merveille est-allemande, Rica Reinisch efface, dès les séries, le temps de son illustre ainée Ulrike Richter qu'elle a égalée au départ du 4x100 m 4 nages : un petit centième lui suffit : 1'01"50 contre 1'01"51.
    En finale du 100 m dos, elle s'impose en 1'00"86.

    Pour sa part le Soviétique Vladimir Salnikov jongle avec les secondes dans un 1500 m qu'il domine de toute sa classe. Cet étudiant de 20 ans, originaire de Léningrad, devient le premier nageur à descendre sous les 15' en ponctuant sa course solitaire par un dernier 100 m en 58".



    Le Britannique Duncan Goodhew devance sur 100 m brasse Arsene Miskarov et Alexandre Fédorovsky. Pour la première fois monte au mât central le drapeau olympique, bannière choisie par les Comités Nationaux Olympiques de l'Ouest et retentit l'hymne olympique, histoire de nous rappeler que ces Jeux ne sont pas comme les autres.



    La R.D.A. complète sa collecte sur 400 m libre féminin avec Ines Diers qui s'approprie le record d'Europe en 4'08"76 devant ses compatriotes Petra Schneider et Carmela Schmidt. Encore un triplé pour les Teutonnes de l'Est.

    La Suède s'approprie une nouvelle médaille d'or sur 100 m papillon, grâce à Paer Arvidsson.

    Dans le 200 m brasse féminin, Lina Katchuchité offre une compensation à l'U.R.S.S.

    Dans le 4x200 m, le quatuor russe laisse la R.D.A. à 8 mètres. Le nouveau record d'Europe qu'il établit en 7'23"50 reste loin cependant du record mondial des Américains.

    Salnikov reste sans rival sur 400 m nage libre.

    Le relais masculin soviétique du 4x100 m 4 nages échoue face à l'Australie.

    La R.D.A. poursuit sa razzia en natation féminine.
    Ute Geweniger règne sans partage sur le 100 m brasse.

    Petra Schneider survole le 400 m 4 nages avec un monumental record du monde en 4'36"29. Elle laisse la Britannique Sharon Davies à plus de 10".

    Les Hongrois Sandor Wladar et Zoltan Verraszto prennent le meilleur dans le 200 m dos, sur le jeune Soviétique Vladimir Chemetov.

    Alexander Sidorenko remporte le 400 m 4 nages.

    Jorg Woithe, un jeune Allemand de l'Est de 17 ans, remporte le 100 m nage libre en 50"40, devant deux Suédois.

    Rica Reinisch bat un nouveau record du monde sur 200 m dos en 2'11"77.



    Les ondines de la R.D.A. font de même dans le relais 4x100 m en 3'42"71.

    L'Australienne Michelle Ford accomplit un véritable exploit en dominant une demoiselle de l'Allemagne de l'Est sur 800 m. Michelle Ford devance en effet nettement Diers.




GYMNASTIQUE



    Chez les dames, l'U.R.S.S., la R.D.A. et la Roumanie s'affrontent en un débat de très haut niveau. La Roumanie entre en lice la première avec Nadia Comaneci, qui revient 4 ans après, en femme sortie des voiles de l'adolescence.
    L'olympiade qui s'achève à Moscou n'a pas toujours été favorable à la gracieuse Roumaine. Mais ici, elle se montre géniale comme 4 ans plus tôt.
    Au terme des imposés, elle paraît dominer la situation avec un 10 décerné à la poutre, comme à Montréal...
nbsp;   Nadia Comaneci chute, sans recours, aux barres asymétriques. Non seulement Nadia est tombée, mais elle a entraîné derrière elle la défaite de l'équipe roumaine. C'est peut-être l'annonce d'un déclin irrémédiable pour Nadia qui n'est plus infaillible.
    L'inquiétude de Comaneci, les jours précédant la compétition, n'était pas feinte. Elle a en tout cas laissé le champ libre aux petites poupées soviétiques, auprès desquelles la belle Nelly Kim fait figure de géante.
    La formation de l'U.R.S.S., où l'on admire, avec certaines nuances, la grâce insolite des minuscules Filatova (1,35 m), Davidova (1,40 m) et Zakhacova (1,42 m), l'a emporté de loin après l'accident de Comaneci.

    Dans le concours général par équipes les gymnastes russes, en l'absence des Japonais, prennent nettement le meilleur sur les Allemands de l'Est et les Hongrois.

    Aleksander Ditiatine et Andrianov sont en tête du concours général individuel, mais le Bulgare Deltchev n'est pas loin qui devance le troisième Soviétique Azaryan.
    Ditiatine l'emporte sur Andrianov en récoltant un 10 au saut de cheval.

    Nadia Comaneci gardera des épreuves moscovites un goût d'amertume.
    Une demi-heure de palabres pour décider de sa dernière note à la poutre s'achève par un verdict qui tourne en faveur de la minuscule Jelena Davidova.
    La note de Comaneci 9,85 fait à elle seule la différence.
    Il lui reste cependant la consolation de partager les honneurs des finales par appareil avec ses rivales.



    Nadia Comaneci remporte une médaille d'or à la poutre.



    Au sol, Nadia Comaneci partage sa médaille d'or avec Nelly Kim.




ESCRIME



    En fleuret, on attend un carton plein des Français. Didier Flament tombe en éliminatoires : c'est le trou noir pour l'ancien champion du monde. Il ne reste que deux Français, Jolyot et Pietruska parmi les 16 rescapés du tableau final.
    Pascal Jolyot se retrouve seul face à la meute soviétique. D'entrée l'affaire se règle par un duel de frères ennemis : Vladimir Smirnov exécute son compatriote Romankov, comme il le fera quelques minutes plus tard du troisième, Ruziev.
    Smirnov prend ainsi une option sur le titre ; mais Jolyot se montre vif et agile comme un chat en effaçant le Polonais Kojajewski et le Roumain Kuki. Dans une salle silencieuse et sans public, Smirnov se trouve face à Jolyot.
    Entre les deux hommes c'est d'abord une longue période d'observation.
    Jolyot attend, provoque Vladimir Smirnov. Il faut une réaction brutale du Russe pour revenir de 0-3 à 3-3. Avec un sang-froid, étonnant, Jolyot contrôle cependant les attaques de son rival et remporte, au terme d'assauts dramatiques, son troisième match consécutif, sur le score de 5-4.
    Face à Ruziev, Jolyot n'a pas pleinement récupéré de ses efforts.
    Reste l'instinct qui permet au Français de revenir de 1-3 à 3-3 puis de renverser la situation, 5-3 et d'obtenir sa 4ème victoire. Jolyot a marqué 4 merveilleuses touches. Mais il reste encore l'écueil Romankov. Ce dernier est nanti de 3 victoires et d'une défaite. Pour éviter le barrage, Jolyot doit à tout prix gagner. On y croit quand, superbement inspiré, il remonte de 2-4 à 4-4, après deux touches douteuses du Russe. A une touche de la victoire, Romankov passe sous la garde du Français : 5-4. Tout est à refaire pour Jolyot.
    Cette épreuve supplémentaire est terrible pour Jolyot. Il plie sous les décharges électriques de Smirnov qui l'emporte 5-1. Il reste l'argent ou le bronze pour le Français. Il inflige un 5-1 à Romankov, en larmes, qui perd ainsi la médaille d'or au bénéfice de son compatriote Vladimir Smirnov. Jolyot, 2ème, sort grandi de l'aventure. Il a frôlé, d'une touche, l'exploit suprême dans l'antre même des Soviétiques. L'équipe de France sait désormais qu'elle peut croire à une revanche dans le tournoi par équipes.

    En fleuret féminin, ni l'illustrissime Sidorova, ni Sedova ne passent le cap des éliminatoires ou des repêchages. Elles laissent toutes leurs chances, dans le tableau final, à une Roumaine, une Hongroise, une Italienne, une Polonaise et à deux Françaises : Brigitte Latrille-Gaudin et Pascale Trinquet.
    Cette dernière ajuste tour à tour 4 de ses adversaires, à la pointe de son fleuret dont la plus coriace d'entre elles, la Roumaine Stahl. A cet instant, il suffit que Brigitte Latrille-Gaudin efface la Hongroise Maros pour que Pascale s'attribue la victoire même en concédant une défaite. Mais Brigitte s'incline devant la Polonaise Wyjoczanska, tout comme Pascale ensuite.
    Tout semble à refaire et l'on s'attend à un barrage entre la Française et la Hongroise quand cette dernière s'incline à son tour d'une touche contre Stahl.
    C'est un grand moment d'émotion, une victoire historique puisque, dans cette discipline, jamais une Française n'avait encore remporté un titre individuel.



    En fleuret masculin par équipes, les Français, menés 3-6, paraissent irrémédiablement battus avant le retour de Didier Flament.
    Jolyot, Bascherie, Bonnin et Flament se métamorphosent sous le regard ébloui de Pietruszka, réduit au rôle ingrat de remplaçant.
    Les Soviétiques doivent remplacer Lapitsky blessé. Faute d'avoir prévu un 5ème fleurettiste, ils sont contraints de faire appel à l'épéiste Karagyan. Didier Flament est vainqueur en un assaut génial du malheureux Romankov. Bonnin bat Smirnov. Cela fait 12 ans que l'escrime française n'a pas connu le succès au fleuret par équipes.



    C'est au tour des fleurettistes françaises d'infliger aux Soviétiques une punition très inattendue.
    Poussées paru un étonnante dynamique de groupe, Pascale Trinquet et ses camarades mènent la vie dure aux Soviétiques. Ni Sidorova, la grande dame de l'escrime, ni Belova, la glorieuse vétérante, ne parviennent à trouver la faille.
    A 8-6 pour la France, après que Pascale Trinquet, Véronique Brouquier et Brigitte Latrille-Gaudin aient fait l'ssentiel, la junior Boeri-Bégard affronte Belova dans l'assaut décisif. Victime de crampes la Soviétique obtient 15 minutes de repos.
    Boeri, superbe, marque la touche qui offre la médaille d'or à la France : premier titre par équipe jamais remporté.



    En épée individuelle, la Suède place en tête deux de ses repésentants Johan Harmenberg et Edberg. Philippe Riboud doit se contenter du bronze.



    L'U.R.S.S. remporte le sabre par équipes devant l'Italie.

    Les Français sont encore là avec leur équipe d'épée. Pour la 5ème fois depuis le début du tournoi, la France va être opposée à l'U.R.S.S., cette fois c'est en demi-finale.
    Les Français infligent à leurs malheureux rivaux une défaite qui est aussi une humiliation. Mais le plus difficile reste à faire en finale contre la Pologne. Face à des escrimeurs au tempérament de feu, les Français plient, mais ne rompent pas. D'abord dominés, Riboud subissant une défaite contre Swornonski, les Français y vont de tout leur coeur et l'emportent.
    L'escrime française sort le grand jeu et obtient sa 4ème médaille d'or.







HALTEROPHILIE



    Les Français se défendent honnêtement.
    Senet totalise 322,500 kg, dans la catégorie des 67,500 kg ce qui lui vaut la 4ème place. Le Bulgare Yanko Roussev remporte l'épreuve.





JUDO



    Le poids lourd Kuznetsov succombe sous les quolibets d'un public exigeant et cruel, face au monumental Yougoslave Kovakievic. Ce dernier tombe à son tour devant le Bulgare Zaprianov.
    Le Français Angelo Parisi voit ainsi disparaître successivement les deux adversaires qu'il redoute le plus. Parisi maîtrise parfaitement son sujet pour accéder à la finale.
    Angelo Parisi s'attribue la médaille d'or des poids lourds.



    Chez les mi-lourds, Jean-Luc Rougé, saisi d'une immense lassitude, voit s'éloigner sans recours la route du titre au profit du vaillant Belge Robert Van de Walle.

    Dans la catégorie des 78 kg, Bernard Tchoullouyan espère rejoindre son camarade Angelo Parisi au sommet du podium. Son rêve est brisé en demi-finale par un Cubain qui le contre au bout de 28" par un imparable ippon, juste après que le Français ait manqué de peu de prendre le meilleur sur l'Antillais.
    L'arbitre n'a pas vu que Tchoullouyan a porté un mouvement décisif au Cubain, dès les premières secondes du combat. Le juge prononce un "wasa hari", avantage appréciable certes, mais insuffisant pour éviter au Français un instant de relâchement et du même coup de faiblesse. La fatalité veut en effet que Tchoullouyan soit pris de vitesse par un assaut forcené de son adversaire.
    Tchoullouyan sera 3ème dans cette catégorie où le Soviétique Shota Khabarelli bat finalement Ferrer, le tombeur de Tchoullouyan.

    Chez les 72 kg, Le Soviétique Namgalauri est éliminé dès le 2ème tour. C'est l'Italien Ezio Gamba qui remporte le titre.

    Thierry Rey, devenu champion du monde des super-légers à 20 ans, confirme ses étonnantes dispositions à Moscou.
    Après trois matchs victorieux, Rey se retrouve face au Soviétique Emizh qu'il bat, non sans difficulté. Il lui reste encore à vaincre le Cubain Rodriguez pour le titre.
    Rey le contre et obtient un koka et remporte la médaille d'or.

    Angelo Parisi n'est pas loin de doubler la mise, après avoir battu, en toutes catégories, deux imposants rivaux : le Hongrois Oszvar qui a éliminé le Belge Van de Walle, puis le Soviétique Novikov.
    Quelques heures plus tard, en finale, face à l'Allemand de l'Est Dietmar Lorenz, Parisi ne retrouve pas le même timing. Le charme semble rompu dans un affrontement statique au cours duquel il ne se passe rien : deux statues de marbre figées cherchent à se déséquilibrer. En fin de rencontre, deux drapeaux rouges se lèvent en faveur de Lorenz. Parisi a laissé échapper sa seconde chance.





BASKET



    L'Italie, puis la Yougoslavie ont su crânement démanteler le dispositif russe. Les Italiens, qui accomplissent de très bons Jeux Olympiques malgré l'absence de leurs militaires, interdits de Jeux Olympiques par leur gouvernement, se qualifient pour la finale contre la Yougoslavie. Mais finalement la Yougoslavie l'emporte.



HANDBALL



    Chez les femmes, les Soviétiques battent les Yougoslaves.

    Chez les hommes, la R.D.A. dâme le pion de l'U.R.S.S. dans les dernières minutes des prolongations sur le score de 23 à 22.





VOILE



    A Tallin, sur la Baltique, s'achèvent les épreuves de voile que les Français et presque tous les occidentaux ont boudé.
    Le Brésil y remporte le 470.

    Le Brésil s'illustre en tornado

    La Finlande remporte le finn.

    L'Espagne est sacrée en flying Dutchman

    Le Danemark remporte le soling.

    L'U.R.S.S. brille en star.




VOLLEY-BALL



    L'U.R.S.S. remporte le tournoi de volley-ball masculin.



FOOTBALL



    La finale, au stade Lénine, se déroule dans une semi-indifférence entre la Tchécoslovaquie et la R.D.A..
    La Tchécoslovaquie marque le but libérateur à 13 minutes de la fin par Suoboda. Le match a été tendu avant que les Tchécoslovaques ne finissent par obtenir le dernier mot contre la R.D.A. et après que leur gardien Seman ait sauvé sa formation de situations périlleurses.




BOXE



    Cuba accomplit dans ce sport un vrait coup de tabac en trimphant à 6 reprises.
    Théophilo Stevenson, le merveilleurx poids lourd de la Havane, remporte son 3ème titre olympique à 28 ans.



    Hernandez l'emporte chez les poids coq.

    Angel Herrera s'illustre chez les poids légers.

    Andres Aldama remporte la victoire en super-légers.

    Armando Martinez est sacré champion olympique en poids welters.

    José Gomez remporte le titre chez les poids moyens.




CANOË-KAYAK



    La France obtient sa 14ème médaille grâce à Alain Lebas, 2ème du 1000 m individuel derrière un Allemand de l'Est, Rüdiger Helm, auquel il résiste pendant près de 700 m.




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