EPREUVES MARQUANTES



TIR



    Tirez les premières mesdames les Soviétiques.
    A 11 heures du matin, l'affaire est dans le sac de l'U.R.S.S.. Irina Chilova fait mouche et remporte le titre à la carabine à air comprimé.

    Avec le succès du Roumain Sorin Babi, au pistolet libre, le bloc socialiste fait carton plein.

    En tir à la carabine, position couchée, le Tchécoslovaque Miroslav Varga barre la route aux favoris.




PLONGEON



    Au tremplin de haUt vol, la Chine réplique instantanément.
    Longtemps on croit que la benjamine des Jeux va l'emporter: la toute jeune Chen Kiao Dan, âgée de 14 ans, mène largement à l'issue des imposés. Elle accroît même son avance dans les premiers plongeons libres et paraît hors d'atteinte, quand elle rate son envol dans un saut au coefficient très élevé : un triple salto arrière, vrillé avec deux tours.
    Les juges saquent la petite Chinoise et sacrent du même coup sa compatriote Xu Yan Mei, 17 ans.
    L'Américaine Michele Mitchell termine deuxième.

    Pour l'Américain Greg Louganis, le sacre de Séoul s'est fait en deux temps et 24 plongeons.
    Menant largement aux points devant les Chinois, Louganis avait pris cependant tous les risques afin de tenter d'améliorer son meilleur total au tremplin de 3 m.
    Effectuant un plongeon, le 9ème au coefficient de 3,06 : triple salto arrièr avec double vrille, il heurte le bout du tremplin après avoir pris son appel et s'écrase lourdement dans l'eau. Souffrant d'un blessure au cuir chevelu, qui saigne abondamment, Louganis reprend cependant son envol avec courage, on lui fera trois points de suture.
    A la fin de la première journée, il se retrouve troisième derrière le Chinois Tan Liangde et l'Allemad de L'Ouest Killiat. Avec plus de 50 points de retard sur Tan, on croit qu'il a perdu la partie.
    Le crâne couturé, il entreprend une folle poursuite : trois plongeons d'enfer et le voici revenu au niveau de Tan. Sur la fin, sans avoir réellement besoin de la cote d'amour des juges, Louganis se détache irrésistiblement.

    L'aile de la gloire effleure à nouveau Greg Louganis au plongeon de haut-vol.
    Il a fallu que la cote d'amour joue en faveur de Greg Louganis pour que la décision finale lui revienne d'extrême justesse devant Xiong Ni. Pour les experts, ce dernier aurait dû l'emporter avec au moins 20 points d'avance.




CYCLISME



    C'est au tour de la R.D.A. de prouver son savoir-faire dans le 100 km contre la montre.
    Cette épreuve est enlevée pour la première fois par les Allemands de l'Est. En position de médaillables pendant 90 km, les Français terminent 4ème.



    L'U.R.S.S. maintient sa pression au kilomètre départ arrêté avec Alexandre Kiritchenko.



    Giuntautas Umaras se montre éblouissant dans la poursuite de 4 km : 4'32".

    l'U.R.S.S. domine dans la poursuite par équipes.

    Dans la vitesse dames, la Soviétique Salermae l'emporte.

    Lutz Hesslich remporte le titre de la vitesse avec un exceptionnel brio face au Soviétique Kovche.

    Sur le circuit routier, Jeannie Longo affronte l'épreuve la plus délicat de sa carrière.
    Sur un parcours dénué de difficulté, elle souffre le martyr à cause d'une ancienne fracture au niveau de la hanche et ne peut même pas se placer au moment du sprint qui revient aisément à la puissant Hollandaise Monique Knol.




BASKET



    Après que les Américains aient surclassé les Espagnols, dans le tournoi de basket, les Soviétiques tombent dans le piège tendu par les Yougoslaves.
    Dès le premier tour, ils neutralisent le géant Sabonis. Humiliés, les joueurs soviétiques concèdent 13 points, à leur bête noire et compromettent leurs chances.
    Les Soviétiques rétablissent une situation bien compromise : après avoir éliminé les Etats-Unis en demi-finale.



    Ils prennent leur revanche sur les Yougoslaves, sur le score serré de 76 à 73. La taille du géant Arvydas Sabonis (2,23 m) n'est pas étrangère à ce succès.




HALTEROPHILIE



    Dans la catégorie des 52 kg, le minuscule Bulgare Sedolin Marinov bat les records de l'arraché avec 120 kg et du total avec 270 kg, devant le Chinois Chung Byung-Kwan.

    Un hercule de poche, le Turc Naim Suleymanoglu entre en action. Ce petit homme d'1,52 m pour 59 kg est un transfuge de Bulgarie.
    Moins de deux ans après son évasion, il s'affirme comme le plus étonnant haltérophile de l'après-guerre, en battant 6 records au cours de la même soirée : 150,5, puis 152,5 kg à l'araché, 340, puis 342,5 au total et surtout une énorme barre pour un homme de son poids de corps.



    Le feu couvait sous la cendre depuis 24 heures. Le premier scandale des Jeux de Séoul est officiellement révélé par la commission médicale du CIO.
    L'haltérophile bulgare, Mitko Grablev, victorieux dans la catégoire des moins de 56 kg, est disqualifié pour avoir utilisé un diurétique figurant sur la liste des produits interdits : la furosémide.
    Le Soviétique Oxen Mirzoian devient ainsi Champion Olympique.

    C'est encore un Bulgare qui dispose de ses rivaux : Borislav Guidikov totalise 375 kg dans la catégorie des 75 kg.

    Trois nouveaux cas de dopage sont révélés. L'un concerne un second Champion Olympique bulgare, Anguilov Gentchev, qui a établi 3 Records du Monde dans la catégorie des moins de 67,500 kg. C'est l'Allemand de l'Est Joachim Kunz qui se voit décerner le titre olympique.




NATATION



    Le 100 m nage libre féminin donne le ton. La veille, en série, un Française de 20 ans, Catherine Plewinski, a réussi le meilleur temps de qualification 55"53, nouveau record de France.



    A la surprise générale, elle a devancé l'Allemande de l'Est, Kristin Otto, recordwomand du monde en 54"73 et Championne du Monde en titre.
    Le lendemain, côte à côte, la grande Allemande et la petite Française s'élancent dans un même mouvement. Plus crispée que la veille, Catherine Plewinski ne se libère pas instantanément de la crainte de mal faire.
    A mi-bassin, elle compte un retard imperceptible sur sa rivale qui vire en tête en 26"36 contre 26"59 à Plewinski. Dans la seconde longueur, Kristin Otto se détache irrésistiblement ; elle termine en 54"93, à 20/100ème de son record.
    Catherine Plewinski, pour sa part, a toucé le mur après s'être maintenue en deuxième position jusque dans les derniers mètres. Mais elle se fait souffler la médaille d'argent pour 2/100ème par la Chinoise Zhuang Yong, tout en améliorant à nouveau son record de France.



    Dans le 100 m brasse, l'Anglais Adrian Moorhouse concède 1"30 au Soviétique Volkov au 50 m. Mais dans le retour, i fond comme un oiseau de proie sue son rival qui s'effondre à 20 m du but. Moorhouse passe ; il peut s'estimer heureux de repousser un assaut désespéré du Hongrois Karoly Guttler : pour un centième de seconde, l'or olympique lui appartient.

    Une toute jeune nageuse de 17 ans, Janet Evans, remet les Etats-Unis à flot dans le 400 m 4 nages. Elle y devance, à l'énergie, la Roumaine Noemie Lung, sans approcher cependant le Record du Monde monumental établit en 1982 par l'Allemande de l'Est Petra Schneider.

    En revanche, le Record mondial tombe dans le 200 m nage libre masculin. On attend Matt Biondi, l'Allemand de l'Ouest Michel Gross ou encore le Polonais Wojdat. Aucun de ces trois prestigieux nageurs n'obtiendra l'une des deux première places.
    Adepte de l'égalité de train, un Australien méconnu, Duncan Armstrong a laissé filer Biondi et le Suédois Holmertz qui passent respectivement en 52"25 et 52"21 aux 100 m.
    Au moment où Biondi commence à faiblir et où Holmertz donne quelques signes de fatigue vers les 150 m, Armstrong produit un formidable effort qui le propulse en tête.
    Il atteint les 200 m en 1'47"25, soit 15/100ème de mieux que le record de Gross.



    Dans le 100 m papillon messieurs, une énorme surprise est enregistrée. Dans les derniers mètres, alors qu'il compte près d'un demi-mètre d'avance Biondi, pris au dépourvu, ou épuisé par son effort, préfère terminer son parcours en glissant dans l'eau plutôt que d'effectuer un nouveau mouvement de bras. A la ligne 3, que Biondi ne peut voir, un nageur à la peau brune coiffe in extremis l'Américain, qui est battu d'un centième de seconde. Anthony Nesty devient ainsi Champion Olympique. Nesty, âgé de 20 ans, représente le Surinam et est de race noire. Double première aux Jeux Olympiques : jamais le Surinam n'a jusqu'à ce jour, remporté la moindre médaille et Nesty est le premier nageur de couleur accédant au podium en natation depuis les Jeux Olympiques de 1912 et 1920.

    Sur 400 m 4 nages, les Hongrois Tamas Darnyi accomplit toute la course en tête et boucle son parcours multiple en 4'14"75, laissant derrière lui l'Américain Wharton ; en même temps, il améliore le Record du Monde de 3".

    La R.D.A. maintient sa domination en natation féminine. Sur 200 m brasse, Silke Hoerner fait coup double comme Darnyi : titre et Record mondial en 2'26"71.

    Sur 200 m nage libre, Heike Friedrich se contente, si l'on peut dire, de la médaille d'or en 1'57"65.

    On croît que les Allemands de l'Est vont mâter les Américains dans le 4x200 m : ils mènent largement jusque dans le dernier relais. Mais Biondi réussit enfin la course parfaite : en 1'46"44, il passe Zestner à 50 m du but et assure victoire et record à son équipe qui en avait bien besoin : 7'12"51, soit une effarante moyenne individuelle de 1'48".

    La fraîche et spontanée Américaine Janet Evans, réussit un superbe exploit sur 400 m nage libre. Opposée notamment à l'Allemande de l'Est Friedrich, elle mène toute la course, distance progressivement sa rivale et pulvérise le record du Monde avec le temps prestigieux de 4'3"85.

    Les Etats-Unis s'imposent également grâce au doublé de Biondi et de Jacobs dans l'épreuve reine de la natation : le 100 m nage libre. Matt Biondi demeure le seul nageur à avoir réalisé moins de 49". Il l'emporte en 48"63, soit à 21/100ème de son fabuleux Record du Monde, devant son compatriote Jacobs et le Français Stephan Caron, 49"62. Le matin Caron avait mieux nagé en 49"34. C'est la première médaille olympique française en 100 m nage libre.



    Sur 100 m dos, Kristin Otto complète sa collection.

    La R.D.A. l'emporte dans le 4x100 m nage libre féminin.

    A la piscine, Kristin Otto poursuit sa razzia de titres : dans le 100 m papillon, elle devance sa compatriote Birte Weigang en 59" et enlève sa 4ème médaille d'or. La Française Catherine Plewinski a pris tous les risques en passant aux 50 m en 27"56 ; mais elle n'a pu résister à la marrée de la R.D.A. Elle termine 4ème.

    Un autre Allemand de l'Est, Uwe Dassler, effectue un parcours exceptionnel dans le 400 m nage libre, au terme duquel il porte le record du Monde à 3'46"95. L'Australien Armstrong effectue un brillant retour sur la fin et manque de peu de l'emporter.

    Les Américains se rebiffent dans le relais 4x100 m nage libre où ils alignent une équipe exceptionnelle avec Jacobs, Dalbey, Jager et Biondi : à l'arrivée, le record du Monde est pulvérisé en 3'16"53, soit une moyenne impressionnante de 49"13 par nageur.

    Matt Biondi, sur 50 m, épreuve inscrite pour la première fois au programme, bat le Record du Monde en 22"14 devant son compatriote Thomas Jager.

    Janet Evans se défonce une troisième fois sur 800 m où elle se joue de l'Allemande de l'Est Astrid Strauss.

    Un Japonais, Daichi Suzuki, surgit dans les derniers mètres du 100 m dos et bat le recordman du monde, David Berkhoff, de 13/100ème.

    Michael Gross se rattrape in extremis dans le 200 m papillon où il bat nettement le Danois Benny Nielsen.

    Le Soviétique Vladimir Salnikov se montre éblouissant comme à ses plus beaux jours, dans le 1500 m, en 15'00"40, soit à 6" de son Record du Monde.

    Dans le relais 4x100 m 4 nages, les Américains améliorent le Record du Monde en 3'36"93.

    Kristin Otto s'assure un 6ème titre en 25"49 sur 50 m. La Française Catherine Plewinski n'est pas loin, en 25"90, mais elle se classe 7ème. Kristin Otto est la première nageuse à devenir Championne Olympique dans trois spécialités différentes : le libre, le papillon et la brasse.

    Tamas Darnyi fait à nouveau coup double sur 200 m 4 nages, titre et record en 2'00"17.




BOXE



    Les Américains perdent d'entrée leur Champion du Monde des poids plume, Killie Banks, mis K.O. par un Coréen.
    C'est l'Italien Giovanni Parisi qui remporte le titre.

    Le lendemain, leur poids moyen Anthony Hembrick, arrive en retard au stade et ne peut croiser les gants avec son adversaire désigné, un autre Coréen.
    L'Allemand de l'Est Henry Maske devient Champion Olympique.

    La finale des welters a mis en évidence le Kenyan Robert Wangila, doté d'un punch terrifiant. Le Français Laurent Boudouani, pourtant excellent jusque là, ne peut échapper à un irrémédiable KO technique au deuxième round.



    L'Américain Roy Jones, pilonne consciencieusement le Coréen Park Si-Hun dans les moins de 72 kg. Park est même compté au troisième round. Mais les juges n'y ont vu que du feu et désignent le Coréen vainqueur du match.
    La boxe, discréditée, est par ailleurs contestée par certains membres du CIO en raison des risques encourus par les combattants.




GYMNASTIQUE



    L'U.R.S.S. reprend le titre par équipes.
    Disposant d'une nouvelle génération d'athlètes exceptionnels, dont les leaders sont Vladimir Antemov, Lioukine et le génial Bilozertchev, l'U.R.S.S. domine largement le Japon.
    Artemov régulier comme un métronome, a les faveurs du jury. Il assure avec Lioukine et Bilozertchev la victoire soviétique dans le concours général par équipes.

    On croit que Bilozertchev, qui réussit trois 10 consécutifs, va s'envoler vers le titre individuel, quand il chute à la barre fixe. C'est son compatriote Vladimir Artemov qui l'emporte.

    L'U.R.S.S. continue son festival en gymnastique. Les petites poupées soviétiques, Elena Chouchounova en tête, qui accumulent les 10, devancent les Roumaines.

    L'U.R.S.S. s'attribue le titre féminin du concours général de gymnastique avec Elena Chouchounova.



    Aux anneaux, le Soviétique Dmitri Bilozertchev et l'Allemand de l'Est Holger Behrendt se partagent le titre olympique.

    A la barre fixe, deux Soviétiques montent sur la plus haute marche du podium : Valeri Lioukine et Vladimir Artemov.

    Vladimir Artemov remporte également les barres parallèles.

    Au cheval d'arçon, le Soviétique Dmitri Bilozertchev, le Hongrois Zsolt Borkai et le Bulgare Ludomir Gueraskov ne peuvent être départagés.

    Les exercices au sol sont remportés par le Soviétique Sergei Kharkov.

    La Chine, malheureuse par équipes, sauve la face au saut de cheval grâce à Lou Yun.

    Fait exceptionnel, la championne du concours général, Elena Chouchounova, ne remporte pas un seul titre par appareil. Les honneurs vont à la Roumaine Daniela Silivas qui obtient la médaille d'or à la poutre.

    Daniela Silivas également le titre aux barres asymétriques.

    Finalement, Daniela Silivas a les faveurs du jury aux exercices au sol.




ESCRIME



    Devant un public clairsemé, l'Italien Stefano Cerioni élimine en demi-finale du fleuret individuel, le chevronné Soviétique Alexandre Romankov, âgé de 34 ans. En finale, Cerioni se joue de l'Allemand de l'Est Udo Wagner. Quant aux Français Omnes et Bel, ils ont disparu dès les repêchages.

    Les Allemandes de l'Ouest organisent un barrage autour de la finale du fleuret dames. Neutralisant leur rivales Anne Fichtel, Sabine Bau et Zita Funkenhauser accomplissent un exploit peu fréquent dans cette discipline.



    La France touche ses premiers dividendes au sabre individuel grâce à Jean-François Lamour qui a dû passer par les repêchages pour se qualifier en finale. Opposé au Polonais Lech, il ne fait pas trop durer le suspense et inflige un sévère 10-5 à son adversaire.
    Victorieux pour la seconde fois, Jean-François Lamour rejoint au palmarès le Hongrois Karpatti, couronné en 1956 et 1960.



    En l'absence de Philippe Boisse, blessé, les épéistes, conduits par Philippe Riboud, mènent un fabuleux combat face à l'Allemagne Fédérale, en finale par équipes, après avoir éliminé les Soviétiques. Alors que Riboud est fatigué par ses efforts antérieurs, ce sont Olivier Lenglet et Jean-Michel Henry qui passent leurs rivaux au fil de l'épée. Lenglet remporte ses 4 matchs ; Henry en gagne 3 sur 3. Les Allemands sont distancés. Menés 0-5, ils ne se remettront jamais de ce véritable KO auquel participa également Eric Srecki.





LUTTE GRECO-ROMAINE



    Au complexe olympique, retentit une formidable explosion de joie : le Coréen Kim Young-Man comble l'attente de tout un peuple en devenant Champion Olympique de lutte gréco-romaine, catégorie des 74 kg.



PENTATHLON MODERNE



    Le CIO a sévi à l'encontre de l'Australien Alexandre Watson qui a absorbé une dose très forte de caféine avant l'épreuve d'escrime. Il s'était classé deuxième dans cette compétition dominée par le Hongrois Janos Martinek.



JUDO



    Dans la catégorie des moins de 60 kg, Kim Jae Yup s'adjuge la seconde médaille d'or du pays organisateur.

    Chez les mi-légers, la Corée se taille encore un beau succès grâce à Lee Kyung-Keum qui se débarrasse, en finale, du Polonais Pawlowski, Mais les spécialistes affirment que le Coréen a bénéficié de la mansuétude des juges face au Français Bruno Carabetta en demi-finale de tableau.



    Dans les moins de 71 kg, Marc Alexandre obtient la médaille d'or aux dépends de l'Allemand de l'Est Sven Loll.



    Dans les moins de 86 kg, la France enregistre l'une de ses plus grande déceptions. Fabien Canu, malade, n'atteint pas le finale de tableau dont il est écarté par l'Autrichien Peter Seisenbacher. Ce dernier conserve son titre en dominant le Soviétique Chestakov.

    Le Japon, bien malheureux jusque là, voit son honneur sauvé par le poids lourd Hitoshi Saito, dont les 143 kg ont raison de la résistance de l'Allemand de l'Est Henry Stoehr.




VOILE



    A Pusan, Jean-Yves Le Deroff et Nicolas Hénard gagnent en tornado, dans des conditions difficiles.
    Ils ont remporté 3 des 6 régates, terminés deux fois seconds et une fois 5ème.



    Luc Pillot et Thierry Peponnet s'imposent avec maestria en 470, devant les Soviétiques qui chavirent dans l'ultime régate, par une brise de 20 noeuds et sur une mer très agitée. Pillot-Peponnet, duo magique, sont ainsi couronnés au terme d'une carrière exemplaire qui leur a permis de gravir tous les échelons.





EQUITATION



    Une médaille d'argent, en dressage revient à Margit Otto-Crépin. D'origine allemande, la belle Margit s'intercale, à 43 ans, entre deux autres jeunes femmes, l'Allemande Nicole Uphoff et la Suissesse Christin Stuckelberger.



    Dans la fraîcheur du petit matin, les 37 finalistes du concours d'obstacles s'affrontent au stade olympique sur un parcours folklorique et sélectif.
    Ils ne sont que trois à réussir un sans-faute : le Canadien Ian Millar sur "Big Ben", le Français Pierre Durand sur "Jappeloup" et l'Allemand de l'Ouest Karsten Huck sur "Nepomuk".
    Ce dernier sautera le dernier dans la seconde manche, derrière Pierre Durand.
    C'est alors que vers 11h du matin, naît un exceptionnel suspense.
    Tour à tour Joe Fargis, tenant du titre, Nick Skelton, et même Millar sont pénalisés. Arrive le tour de Durand : avec une maîtrise absolue, le Français réussit un second sans faute. Une petite ombre au tableau : il a pris volontairement son temps et il a dépassé la limite autorisée des 85".
    Pour l'emporter, il faut que Karsten Huck ne commette pas de faute et soit dans les temps. Huck est éblouissant jusqu'au 8ème obstacle. Mais le 9ème et avant dernier lui est fatal. Durand bondit de joie.





VOLLEY



    Chez les femmes, l'U.R.S.S. connaît toutes les peines du monde pour venir à bout du Pérou, sur un score qui fait frissonner le camp russe : les Péruviennes, déchaînées, ont en effet remporté les deux premiers sets, 15-10, 15-12 ; puis elles ont largement mené dans le troisième avant de céder 13-15. Les Soviétiques sont revenues à 2-2, avant de ressentir à nouveau les affres de la défaite à 6-12 dans le 5ème set. Elles finissent par s'imposer 17-15, mais quel suspense !

    Les joueurs des Etats-Unis savent se dépasser dans les grandes circonstances. Les Soviétiques en font l'amère expérience en finale.
    Après avoir perdu le premier set 13-15, les Américains effectuent une éblouissante démonstration : 15-10, 15-4, 15-8.



    Quant aux Français, qui ont été battus dès leur premier match par les géants hollandais, ils n'ont retrouvé ni leur technique inventive, li leur enthousisme des années précédentes. Alain Fabiani et ses camarades sont déçus, abattus.




HANDBALL



    Chez les femmes, l'U.R.S.S. est moins heureuse qu'en volley. Cette fois, c'est la Corée qui lui dame le pion : 21-19.



CANOË-KAYAK



    Tous les spécialistes s'accordent à considérer Boccara-Boucherit comme les grands favoris du K2 1000 m.
    Par une inconcevable étourderie, demeurée inexpliquée, les deux Français se rendent au départ de leur demi-finale alors que celle-ci a déjà commencée ! Ils laissent ainsi le champ libre aux Néo-Zélandais ravis de l'aubaine.



    En finale, c'est le couple américain qui l'emporte.




TENNIS



    Dans le premier tournoi officiel de tennis disputé depuis les Jeux Olympiques de 1924, le Tchécoslovaque Miloslav Mecir prend le meilleur sur l'Américain Tim Mayotte.

    Chez les femmes, Steffi Graf est une prestigieuse médaillée. Elle domine Gabriella Sabatini, l'Argentine, sur le score de 6-3, 6-3.




NATATION SYNCHRONISEE



    La Canadienne Carolyn Waldo devance l'Américaine Tracie Ruiz Conforto, tandis que la Française Muriel Hermine, malade, se classe 4ème.





TIR A L'ARC



    Les Coréens l'emportent dans l'épreuve par équipes.

    Chez les dames, le titre individuel revient à la Coréenne Kim Soo-Nyung.

    Dans l'épreuve par équipes féminine la Corée s'adjuge un titre supplémentaire.




TENNIS DE TABLE



    Les Coréennes Hyun Jung-Hwa et Yang Young-Ja remportent le double dames.

    Chez les hommes, la Chine connaît une grave désillusion en abandonnant la couronne masculine au Coréen Yoo Nam-Kyu.




WATER-POLO



    La Yougoslavie remporte la finale devant les Américains, 9 à 7.



FOOTBALL



    La France n'a pu se qualifier pour le tournoi final, l'U.R.S.S. bat le Brésil, 2-1 après prolongation, au terme d'un match terne.



HOCKEY



    Les Britanniques ont bénéficier des services d'un joueur de grande classe d'origine indienne, Imran Sherwani auteur de deux buts, pour gagner le tournoi.



RETOUR JEUX OLYMPIQUES D'ETE JEUX DE SEOUL ATHLETISME RESULTATS

IMAGES DES JEUX OLYMPIQUES DE SEOUL